Au total, plus de 13 000 internautes se sont exprimés cette année, pour élire leurs lauréats parmi les entreprises nominées.
Ainsi, Vinci obtient ainsi le Prix Pinocchio dans la catégorie « Plus vert que vert », Tereos est récompensé dans la catégorie « Une pour tous, tout pour moi ! » tandis que la Société Générale s'illustre dans la catégorie « Mains sales, poches pleines », peut on lire dans un communiqué de presse.
Avec 43 % des votes, Vinci a reçu le prix « Plus vert que vert » pour ses efforts de « verdissement » du projet d'aéroport de Notre-Dame-des-Landes (Loire-Atlantique).
En effet, le groupe se contente de créer un observatoire agricole, une ferme de démonstration en face des parkings et une AMAP afin d' « encourager l'agriculture durable », afin de compenser la destruction massive de terres agricoles.
La deuxième entreprise récompensée est Tereos, dans la catégorie « Une pour tous, tout pour moi
». Elle reçoit 41 % des suffrages.
L'entreprise française implantée au Mozambique a été plébiscitée pour sa production d'agrocarburants. Tereos détient en effet près de 100 000 hectares de terres cultivables qu'elle transforme en monocultures énergétiques, confisquant ainsi des terres agricoles fertiles aux populations locales. Alors que Tereos réalise 194 millions d'euros de profit, 70 % de la population du Mozambique continue de vivre sous le seuil de pauvreté, peut on lire dans un communiqué de presse.
Enfin, la Société Générale est récompensée dans la catégorie « Mains sales, poches pleines », pour son rôle de premier ordre dans le financement de la construction du réacteur nucléaire Angra 3 au Brésil, mené par Areva et très éloigné des conditions de sécurité du secteur. Elle obtient 45 % des votes.
« Les pouvoirs publics français et européens se refusent encore à encadrer de façon contraignante les activités de ces entreprises. L'approche purement volontaire de la responsabilité de ces sociétés a depuis longtemps montré sa totale inefficacité », explique Romain Porcheron, chargé de campagne sur la Responsabilité sociale et environnementale des entreprises aux Amis de la Terre.
De son côté, Nathalie Péré-Marzano, déléguée générale du CRID, déclare
« Trop de populations au Sud sont toujours victimes des pratiques des multinationales et de leurs filiales. Il est urgent d'obtenir la responsabilité de ces entreprises et la réparation pour les victimes. Au-delà, c'est réduire notre consommation ici en Europe qui contribuera à sortir d'une surexploitation nocive des ressources naturelles ».
