Cette semaine, nous serons 7 milliards d’habitants sur terre, selon les estimations de l’Organisation des Nations Unies.
Pour l’Organisation, il est aujourd’hui nécessaire d’agir quand on sait que l’impact sur l’environnement évolue parallèlement à la population mondiale, au moment même où la quantité de ressources utilisées en moyenne joue un rôle plus important que le nombre d’individus sur la planète.
Dans ce cadre, l’ONU lance aujourd’hui son compte à rebours destiné à marquer le passage de la limite des 7 milliards d’habitants sur Terre, un événement attendu lundi 31 octobre 2011. Et la population va continuer de croître. Le nombre d’enfants par femme étant toutefois en recul, une certaine stabilisation devrait se produire. En matière de consommation des ressources par individu, particulièrement exagérée dans les nations industrielles, aucune stabilisation ne se dessine en revanche à l’horizon, peut on lire dans un communiqué de presse.
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La semaine prochaine, nous serons 7 milliards d’habitants sur terre, selon les estimations de l’Organisation des Nations Unies |
«Nous devons lutter contre ce gaspillage incontrôlé plutôt que de montrer du doigt l’accroissement de la population dans les pays les plus pauvres», affirme Felix Gnehm du WWF Suisse.
« La Terre peut nourrir 30 milliards d'individus s'ils devaient vivre comme les habitants du Bangladesh, et seulement 700 millions s'ils devaient tous vivre comme des Européens », pouvait on lire dans Le Quid 2001.
De son côté, Arne Næss, estimait que : « Une étude des Nations unies pose la question suivante : Étant donné la capacité agricole et industrielle mondiale, le développement technologique et l'exploitation des ressources, combien de personnes pourrait-on faire vivre sur Terre avec le niveau de vie actuel de l'Américain moyen ? La réponse est : 500 millions tout juste. »
Pour le WWF, déjà très impliqué, que les pays doivent prendre leurs responsabilités, puisqu’ils auraient les moyens et le savoir-faire pour augmenter la qualité de vie tout en réduisant massivement sa consommation de ressources et son impact sur l’environnement.
Selon le WWF, les trois clés du succès sont des bâtiments plus efficaces sur le plan énergétique, des véhicules moins gourmands et des transports publics, ainsi qu’une alimentation basée sur une consommation modérée de viande et de produits laitiers.
Prenons pour exemple, la Suisse, aujourd’hui, chaque habitant de la Suisse consomme 8 fois plus d’énergie, de denrées alimentaires, de bois et d’autres ressources que le Bangladesh, et près de deux fois plus que la moyenne mondiale. Si tous vivaient comme les Suisses, nous aurions besoin de 2,8 planètes.
Il est toutefois nécessaire que la population se stabilise effectivement. Les pays émergents comme l’Indonésie ou le Brésil montrent que le facteur principal de cette stabilisation n’est pas, en premier lieu, le contrôle des naissances. La lutte contre la pauvreté dans les campagnes est en revanche décisive: lorsque la population a accès à la formation, à la santé, à l’eau et au développement économique, les enfants sont moins nombreux puisqu’ils ne sont alors plus nécessaires pour fournir de la force de travail et une assurance vieillesse, peut on lire dans un communiqué du WWF-Suisse.
Felix Gnehm, déclare : «si les moyens de contraception jouent un rôle important, la méthode la plus efficace contre un effondrement global est une économie verte supprimant le lien entre prospérité et consommation des ressources». Une telle économie mettrait un terme au gaspillage dans les nations industrielles et offrirait aux pays du Sud des perspectives de développement durables.
La population humaine continue de croître mais à un rythme plus tempéré. Cette incidence en baisse n'est rien compte tenu de l'excroissance populationnelle acquise. Un retour à une charge compatible semble quasiment impossible sans une politique mondiale volontariste. La modération observée est le fait des pays riches industrialisés où le renouvellement générationnel n'est plus assuré, exception faite des États-Unis où les populations immigrées se chargent d'entretenir une incidence démographique en hausse. L'ONU prévoit une telle baisse démographique en Allemagne, en Italie, au Japon, en Russie et dans la plupart des États issus de l'éclatement de l'ancienne Union soviétique.
Mortalité basse et fécondité extrêmement basse, dans ces conditions, la population de ce groupe de pays, d'actuellement 1,2 milliard de personnes, ne devrait pas augmenter d'ici à 2050. Une démotivation aux valeurs de la fécondité, une famille éclatée de plus en plus réduite au couple quand ce n'est pas à un seul parent, une infertilité masculine croissante et une planification des naissances majoritairement adoptée sont quelques-uns des facteurs limitants. Une autre cause de cette accalmie mondiale est la propagation du sida, pandémie qui réduit le taux de longévité dans des proportions considérables, comme en Afrique australe où l'espérance de vie a chuté de 62 ans dans les années 1995 à seulement 48 ans pour la période 2000-2005.
La population mondiale pourrait se stabiliser à 9, 10 voire 15 milliards de personnes, selon l’évolution de la situation dans les pays en développement connaissant actuellement la plus forte croissance démographique.
Avec l’accroissement de notre espèce, les ressources ont été mises à mal, que ce soit l’eau potable, la richesse des sols et des mers ou les forêts.
Si l’on continue au rythme actuel, il faudra d’ici 2030 une seconde planète pour satisfaire les appétits et absorber les déchets de la nôtre, selon les calculs du réseau Global Footprint Network (GFN, empreinte écologique).