Le Kazakhstan, l’un des principaux pays producteurs de pétrole d’Asie centrale, a réduit d’un tiers le torchage des gaz associés à sa production pétrolière, induisant une diminution des émissions de CO2 d’environ six millions de tonnes, en à paeine 5 ans.
De son côté, la Russie voisine, a également enregistré un recul significatif de ses quantités de gaz torchés. Le Kazakhstan et la Russie sont ainsi en tête des pays qui, en 2010, se sont efforcés de freiner leurs émissions de gaz à effet de serre en limitant le torchage, peut on lire dans un communiqué de presse.
Lors de l'exploitation du pétrole, il y a aussi des gaz dont méthane qui parce qu'ils freinent l'exploitation du pétrole sont torchés (brûlés) depuis des décennies. Bien que la tendance s'inverse à cause du bilan carbone, il reste d'énormes progrès à faire.
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Lors de l'exploitation du pétrole, il y a aussi des gaz dont méthane qui parce qu'ils freinent l'exploitation du pétrole sont torchés (brûlés) depuis des décennies. Bien que la tendance s'inverse à cause du bilan carbone, il reste d'énormes progrès à faire |
Rien qu'avec les gaz torchés russes, la récupération pourrait (théoriquement) fournir de l'énergie à des millions de véhicules ou éteindre les centrales nucléaires et à charbon de plusieurs pays européens. Cela signifie que le bilan carbone est largement impacté par les gaz torchés. L'effet de serre a été largement doublé à cause d'eux.
Les gaz torchés contiennent de nombreux composants cancérigènes qui polluent les populations locales et mondiales (hydrocarbures,souffres,co2,(méthane),benzènes et autres).
Il existe des solutions de récupération efficaces déjà en service, permettant de produire de l'électricité directe (turbines à gaz) dès la production. Ces solutions sont mobiles pour suivre les points d'extraction. Les utiliser freinerait significativement les rejets mondiaux de Co2 tout en augmentant l'énergie disponible. Comme toujours, c'est une question de coûts avec l'investissement durable.
Le Kazakhstan a pu obtenir ce résultat grâce à des projets tels que celui entrepris par Tengizchevroil (TCO). En 2010, cette société a mené à son terme un projet échelonné sur quatre ans, d’un montant de 258 millions de dollars, lequel a permis de mettre fin au torchage habituellement pratiqué sur l’immense gisement pétrolier de Tengiz. Cette coentreprise réunissant Chevron, ExxonMobil, Kazmunaigaz et LukArco a réduit les émissions de gaz torchés de plus de 94 % depuis 2000. Dans le même temps, elle a accru sa production de pétrole brut de 147 %.
Mais, si le Kazakhstan, Chevron et ExxonMobil ont ainsi réussi à infléchir le torchage, ce n’est pas par hasard. En effet, tous trois sont membres du Partenariat mondial pour la réduction des gaz torchés (a) (GGFR). Ce partenariat, lancé par la Banque mondiale en 2002, vient de franchir une nouvelle étape cruciale : les données satellitaires indiquent qu’en 2010, le torchage a chuté de 9 % à l’échelle mondiale, peut on lire dans un communiqué de presse.
Pour la cinquième année consécutive, le volume des gaz torchés est en baisse dans le monde : entre 2005 et 2010, il a reculé de 22 %, tombant de 172 à 134 milliards de m3, d’après les données satellitaires commandées par le GGFR.
La majeure partie des réductions estimées pour l’année dernière sont à porter au crédit de la Russie et du Kazakhstan. De fait, les parties prenantes publiques et privées y ont multiplié les investissements dans des projets de récupération et d’utilisation des gaz associés.
Selon les dernières estimations, ce sont la Russie et le Nigéria qui ont affiché les réductions les plus massives. Néanmoins, ils restent en tête de la liste 2010 des pays pratiquant le torchage, au nombre desquels figurent également l’Iran, l’Iraq, l’Algérie, l’Angola, le Kazakhstan, la Libye, l’Arabie saoudite et le Venezuela.
Le Partenariat mondial pour la réduction des gaz torchés (GGFR), partenariat public-privé lancé à l’initiative du Groupe de la Banque mondiale, a pour but de favoriser et de soutenir les efforts menés par les pays pour exploiter les gaz actuellement torchés, en encourageant l’établissement de cadres réglementaires efficaces et en s’attaquant aux facteurs faisant obstacle à l’utilisation de ces gaz, tels que le manque d’infrastructures et l’accès insuffisant aux marchés énergétiques locaux et internationaux, en particulier pour les pays en développement.
Les partenaires du GGFR ont établi une norme mondiale pour la réduction des gaz torchés. Elle permet aux États, entreprises et autres grandes parties prenantes de se consulter, de mener des actions collaboratives, de travailler à des projets internationaux et d’abaisser les obstacles à l’emploi du gaz associé à l’extraction du pétrole. Les partenaires s’engagent à ne pas recourir au torchage dans leurs nouveaux projets et à éliminer les sources continues de gaz associé torché, sauf s'il est impossible de faire autrement, peut on lire dans un communiqué de presse.
Plus précisément, ce partenariat aide les pays en développement à surmonter les obstacles qui les empêchent de réduire le torchage, notamment :
· les coûts élevés associés au captage et à l’utilisation des gaz associés ;
· le sous-développement des marchés locaux du gaz naturel et un accès insuffisant aux marchés internationaux ;
· le manque de financement pour construire les infrastructures gazières nécessaires ;
· les lacunes du cadre réglementaire ;
· l’inefficacité des systèmes de tarification du gaz (résultant surtout des subventions).
Par ailleurs, afin d’aider les pouvoirs publics et les entreprises à surmonter ces obstacles, les travaux du GGFR sont axés sur :
· la commercialisation des gaz associés, grâce à l’identification des usages potentiels ;
· la réglementation relative aux gaz torchés et rejetés dans l’atmosphère, et à l’utilisation des gaz associés ;
· la mise en application de la norme mondiale de réduction des gaz torchés et rejetés dans l’atmosphère ;
le renforcement des capacités nécessaires à l’obtention de crédits carbone pour les projets de réduction des volumes de gaz torchés ou rejetés.