Ecole interne de l'Université Pierre et Marie Curie, placée également sous la tutelle du CNRS, l'Observatoire Océanologique de Villefranche-sur-Mer constitue un des principaux campus français en sciences de la mer. Il rassemble environ 180 personnes, chercheurs, ingénieurs, techniciens et doctorants.
Résolument engagé dans une démarche pluridisciplinaire, articulée autour de la biologie cellulaire, de l’océanographie biologique et biochimique, de la physique et chimie marines, des géosciences marines, l’OOV abrite, sur 7700 m2, trois unités mixtes de recherche :
· le laboratoire de biologie du développement (UPMC/CNRS)Nouvelle fenêtre,
· le laboratoire Géosciences AzurNouvelle fenêtre (UPMC/CNRS/IRD/UNSA),
· le laboratoire d’océanographie de Villefranche-sur-merNouvelle fenêtre (UPMC/CNRS) et une unité mixte de service (structure de direction).
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Le Conseil général des Alpes-Maritimes soutient les travaux menés à l'Observatoire Océanologique de Villefranche-sur-Mer |
Il occupe trois missions principales, à savoir :
· l'enseignement: l’équipe pédagogique composée d’enseignants-chercheurs de l’UPMC, encadre de nombreux stages en océanographie et géologie pour des étudiants français et étrangers inscrits principalement en master;
· la recherche: l'observatoire est composé de deux laboratoires reconnus par le CNRS et dont les thématiques sont la biologie cellulaire (Laboratoire de Biologie du Développement UMR 7009), et l'océanologie pélagique, biologique, biochimique, physique et chimique (Laboratoire d'Océanographie de Villefranche-sur-mer UMR 7093);
· l'observation: l'observatoire effectue des mesures systématiques et régulières au bénéfice de la communauté scientifique dans le milieu littoral (site de la rade de Villefranche-sur-mer),et en haute mer (site DYFAMED à 28 milles du Cap Ferrat), participe au développement de nouvelles techniques d'observation (gliders et flotteurs) et à l'élaboration de nouveaux programmes..
Depuis longtemps, le Conseil général des Alpes-Maritimes soutient les travaux conduits à l'Observatoire Océanologique de Villefranche-sur-Mer.
Tel est le cas pour le Programme MedAzur. Ce projet innovant est financé par le Conseil général. C'est une étude pilote spécifique des zones proches des côtes dans le département des Alpes Maritimes pour détecter la présence des méduses. Elle sera menée à l'aide de technologies innovantes et en collaboration avec des associations locales, peut on lire dans un communiqué de presse.
Les chercheurs espèrent parvenir en 2012 à un système d'alerte concernant la présence de méduses notamment Pelagia noctiluca. Lorsque le projet aboutira, la valorisation s’effectuera en collaboration avec les PME locales.
Les chercheurs de Villefranche-sur-Mer percent les mystères du développement des méduses. Objectif : anticiper l’arrivée de ces bestioles urticantes.
Autre projet soutenu par le Conseil général des Alpes-Maritimes : le programme d’équipement de création d’une collection de micro-organismes de méditerranée.
L’Observatoire Océanologique de Villefranche se distingue par ses efforts de recherche sur les microorganismes méditerranéens. L’équipement d’une salle de culture permettra à l’ensemble des chercheurs de bénéficier de conditions appropriées pour cultiver des microorganismes d’intérêt. La mise en place de cette collection est originale sur la façade méditerranéenne, de par sa spécialisation géographique (microbes de Méditerranée) et physiologique (modes de nutrition). Tous les chercheurs intéressés pourront disposer des souches qui seront isolées. Cette collection spécialisée devrait rapidement devenir une référence mondiale dans ce domaine.
L’autre programme soutenu est le programme NAOS (Nouvel Arago Ocean observing system).
Avec un financement de 8 millions d'euros, l'Ifremer sera le coordinateur de ce projet dont l'objectif est de consolider et d'améliorer la contribution française au réseau international Argo. Avec ses 3000 flotteurs profileurs (des petits robots autonomes) qui mesurent la température et la salinité de la surface à 2000 mètres de profondeur sur l’ensemble des océans, Argo est une véritable révolution dans l’histoire de l’océanographie. C’est le premier réseau mondial temps réel d’observation in-situ des océans, le complément indispensable des mesures satellitaires permettant d’observer, comprendre et à terme prévoir le rôle de l’océan sur le climat de la planète
Maintenir le réseau Argo sur les prochaines décennies et développer ses évolutions est un enjeu scientifique majeur tant pour les études climatiques que pour leurs implications environnementales et sociétales. L’amélioration de notre connaissance du rôle de l'océan sur le climat nécessite de nouveaux outils d'observation. Pour faire face aux échelles de temps plus longues des changements climatiques, les masses d'eau profondes doivent par exemple être surveillées.
Un des objectifs majeurs de NAOS est donc le développement et la validation de la prochaine génération de flotteurs profilants Argo pour prendre en compte ces nouvelles contraintes. Ces flotteurs seront plus intelligents, capables d’embarquer de nouveaux capteurs (en particulier pour la biogéochimie) et d’aller vers les plus grandes profondeurs. Quatre-vingt dix flotteurs Argo de nouvelle génération seront déployés dans trois zones pilotes : la Méditerranée, l'Arctique et l'Atlantique Nord. NAOS devrait ainsi permettre la mise en place d'une véritable surveillance de l'ensemble des océans et renforcer l'excellence française dans l'observation et la prévision de l'océan et du climat. Projet MICA – Microscopie, Imagerie Côte d’Azur
La plateforme MICA mutualise les plateaux techniques en imagerie et microscopie de 7 partenaires en recherche académique sur la Côte d'Azur :
· Institut de Pharmacologie Moléculaire et Cellulaire (IPMC, UMR6097 CNRS / UNS) - Sophia-Antipolis
· Institut de Biologie de Développement et du Cancer (IBDC, UMR6543 CNRS / UNS) – Nice
· Centre Méditerranéen de Médecine Moléculaire (C3M, UMR 895 Inserm / UNS) – Nice
· Laboratoire de Biologie du Développement (BioDev, UMR 7009 CNRS/ Université Pierre et Marie Curie) - Villefranche sur Mer
· Centre Commun de Microscopie Appliquée (CCMA, Université de Nice Sophia-Antipolis) – Nice
· Institut Fédératif de Recherche 50 (Site de Pasteur) – Nice
· Centre Agrobiotech de Sophia-Antipolis PACA INRA (Valbonne)
Les objectifs sont :
· d'utiliser les différentes techniques novatrices de microscopie photonique, afin de dépasser les limites des résolutions temporelle et spatiale,
· de comparer ces approches en microscopie photonique avec celles de microscopie électronique ;
· de développer l'imagerie multi-échelle (approche transversale), et aussi le haut-débit.
Ce projet est mené en collaboration avec l’unité « BioDev » à l’Observatoire Océanologique de Villefranche-sur-Mer, peut on lire dans un communiqué de presse.