Un tout nouveau rapport du WWf Mékong déclare que le fleuve du Mékong constitue l’habitat d’un grand nombre de poissons géants d’eau douce, parmi lesquels quatre des six plus grands et plus lourds du monde.
Le fleuve abriterait plus d’espèces de poisson géant que nul autre fleuve, notamment lesants du Mékong. Le record pour un animal d’eau douce est détenu par ce poisson-chat péché en 2005 dans le Mékong, qui pesait 293 kg.
Il existe aussi la raie géante Himantura chaophraya dont un spécimen péché le 28 janvier 2009 dans le Mékong a été estimé entre 250 et 350 kg pour une longueur sans la queue de 2,01 sur 2,10 mètres.
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Fleuve du Mékong : les poissons géants en danger |
Le poisson-chat géant du Mékong (Pangasianodon gigas) est une espèce de grand poisson-chat appartenant à la famille des pangasiidés d'eau douce. Il est le seul représentant de son genre, Pangasianodon.
Ce poisson-chat détient le record mondial du plus grand poisson-chat jamais pêché en eau douce: 3m pour 300kg. Le poisson-chat géant du Mékong est l'espèce la plus grande et la plus rare d'Asie du sud-est.
Endémique à la moitié inférieure de la rivière du Mékong, ce poisson-chat est en danger d'extinction à cause de la surpêche, ainsi que la diminution de la qualité de l'eau due au développement et des barrages à l'amont . La Liste rouge de l'UICN le recense comme une espèce de poisson en danger critique d'extinction, alors que le nombre de spécimens vivant dans la nature n'est pas connu. Les données relatives aux captures indiquent que la population a chuté de 80% au cours des 14 dernières années.
Il est également inscrit à l'Annexe I de la CITES, stipulant l'interdiction de la commercialisation internationale de cette espèce.
Dans la Anthropologists' Cookbook (1977) Jessica Kuper note l'importance de la pa Beuk pour le peuple lao et a fait remarquer: «Dans le passé, cet énorme poisson, qu'on trouve uniquement dans le Mékong, a été assez abondant, mais ces dernière années, le nombre de prises esttombé à quarante puis, trente puis vingt, et en 1976 peut-être encore moins. C'est triste car il s'agit d'un poisson noble et mystérieux, vénéré par les Lao."
La pêche du poisson-chat géant du Mékong est illégale en Thaïlande, au Laos et au Cambodge, mais les interdictions semblent inefficaces et le poisson continue à être capturé dans ces trois pays. Toutefois, en reconnaissance de la menace d'extinction de l'espèce, près de 60 pêcheurs thaïlandais ont décidé d'arrêter la capture des poissons-chats en danger en Juin 2006, pour marquer le 60e anniversaire de l'ascension au trône du roi de Thaïlande, Bhumibol Adulyadej.
La Thaïlande est le seul pays à autoriser la pêche pour l'élevage personnel. Ceci contribue à sauver l'espèce des lacs, l'achat d'alevins par le programme d'élevage gouvernemental générera un revenu supplémentaire qui permet au programme de reproduction de fonctionner.
Si des lacs de pêche comme le Bung Sam Ran à Bangkok possèdent des spécimens atteignant 140 kg, la plupart font 18 kg. Quelques sociétés se spécialisent dans la capture des plus gros poissons. Ces poissons ne sont pas agressifs mais habitués aux forts courants du Mékong, ils sont très puissants.
On peut également voir le poisson-chat géant du Mékong dans la rivière de BangKok, en allant les nourrir aux temples, le plus gros spécimen repéré à ce jour pèse approximativement 25 kg.
Cette espèce doit atteindre 50-70 kg pour se reproduire, mais ne se reproduit pas dans les lacs. Le Département de la pêche en Thaïlande a lancé un programme d'élevage pour renouveler les stocks du Mékong, il reste encore à voir si les poissons fraient en captivité.
pour sa part, raie géante d'eau douce (Himantura chaophraya) est une raie d'eau douce du sud-est-asiatique.
C'est un poisson bathydémersal (qui vit et se nourrit sur le fond en dessous de 200 mètres de profondeur d'eau), vivant en eaux douces ou saumâtres comme les embouchures fluviales, le Mékong…
Cette espèce vit dans les régions asiatiques tropicales entre les latitudes 20° Sud et 25° Nord. Sa taille atteint les 240 cm (queue non incluse, on parle du diamètre des "ailes"), son poids excède les 600 kilos…
Peu pêchée, c'est une espèce protégée, soumise depuis peu à une aquaculture expérimentale (certainement plus à des fins d'étude et de préservation de ce joyau aquatique).
Or, ces poissons géants sont aujourd’hui menacés par les projets de construction de barrages liés à des centrales hydroélectriques, qui les empêchent de migrer vers leurs zones de reproduction, peut on lire dans un communiqué de presse.
Pas moins de onze nouveaux projets de construction de barrages sont en cours dans le bras principal du Mékong inférieur, parmi lesquels celui de la province de Sayabouly au Laos. Si cet ouvrage voit le jour, c’est toute la population de poissons géants du Mékong qui va disparaître, déclare le WWF dans son rapport.
Doris Calegari, responsable des projets Mékong au WWF Suisse, explique à cet effet : «Le WWF demande un moratoire sur les grands barrages du bassin du Mékong inférieur (...) Il est urgent d’analyser les impacts de la construction de ces barrages sur l’équilibre écologique du fleuve Mékong et de ses affluents.»
Afin de répondre à court terme à la demande en électricité, le WWF apporte son soutien à des projets de centrales hydrauliques durables sur les affluents du Mékong sur lesquels des barrages sont déjà aménagés.