L’Institut de veille sanitaire de Saint Maurice, vient d’établir un bulletin de veille pour recenser les cas de légionellose déclarés en France en 2009.
La légionellose est une maladie infectieuse due à une bactérie d'origine hydrique de la famille des Legionellaceae dont la plus connue est Legionella pneumophila. La bactérie se développe dans des eaux réchauffées et dans un milieu organique favorable à leur développement (stations thermales, climatiseurs, etc... ) riche en fer, zinc, aluminium. Elle est connue aussi sous le nom de maladie des légionnaires, elle est à déclaration obligatoire (en France et en Belgique).
Autre définition, la légionellose est une maladie respiratoire provoquée par des bactéries du genre Legionella présentes naturellement dans les milieux aquatiques naturels ou artificiels. La légionellose est transmise par inhalation de micro-gouttelettes d'eau contaminée diffusées en aérosols. Elle se manifeste sous deux formes cliniques : la maladie du légionnaire et la fièvre de Pontiac. En raison du caractère bénin et de la rareté du diagnostic de la fièvre de Pontiac, seule la maladie du légionnaire est abordée dans le présent dossier et correspond au terme légionellose. La loi du 9 août 2004 relative à la politique de santé publique a défini comme objectif prioritaire de santé publique la réduction de 50% de l'incidence de la légionellose à l'horizon 2008.
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Bulletin de veille sanitaire des cas de légionellose en France |
Il faut savoir que depuis 2006, les données de surveillance ont montré une diminution de l’incidence de la légionellose en France. Cette tendance est confirmée en 2009 avec 1 206 cas enregistrés correspondant à une incidence en France métropolitaine de 1,9 pour 100 000 habitants, souligne le rapport de l’Institut de veille sanitaire.
Par ailleurs, l’âge médian était de 62 ans, le sexe-ratio homme/femme de 2,9 et la létalité de 11,5%. La majorité des cas a été diagnostiquée par un test de détection urinaire et une souche a été isolée chez 220 cas (18%). Une exposition à risque était rapportée pour 38% des cas. Aucune épidémie (plus de 10 cas) n’a été identifiée en 2009, peut on lire dans un communiqué de presse.
La surveillance des légionelloses effectuée dans le cadre du régime des maladies à déclaration obligatoire permet de détecter aussi bien les cas isolés que les cas groupés survenant dans la population générale ou bien à l'intérieur d'un établissement identifié.
Les médecins et les biologistes qui diagnostiquent un cas de légionellose doivent le signaler sans délai et par tout moyen approprié (téléphone, télécopie) au médecin inspecteur de santé publique de la Direction départementale des affaires sanitaires et sociales (DDASS) de leur département.
Ce signalement est suivi d’une notification sur une fiche spécifique par le médecin, le responsable du service de biologie ou du laboratoire d’analyse médicale public ou privé qui constate le cas. La DDASS effectue une enquête pour valider le diagnostic de légionellose. Elle informe l’Institut de veille sanitaire (InVS) des conclusions de son enquête et analyse les données recueillies, si besoin en lien avec l’InVS ou la Cellule Inter-Régionale d’Epidémiologie (CIRE), pour examiner l’éventualité de la survenue de cas groupés.
On parle de cas groupés de légionellose lorsqu'au moins 2 cas de légionellose sont survenus dans un intervalle de temps et d'espace géographique susceptible d'impliquer une source commune de contamination.
En France, depuis le renforcement de la surveillance de la légionellose en 1997 et la sensibilisation des professionnels de santé, le nombre de signalements de cas de légionellose auprès des autorités sanitaires a augmenté. Il s'élevait à 1527 cas pour l'année 2005.
Une diminution du nombre de cas a été enregistrée en 2006 avec 1443 cas déclarés. Depuis 1998, les cas groupés de légionellose recensés ont donné lieu à des investigations épidémiologiques et environnementales afin d'identifier la ou les source(s) de contamination. Dans de nombreux cas, la contamination de tours aéroréfrigérantes par les légionelles a été mise en cause.
Les résultats de la surveillance de la légionellose sont régulièrement publiés par l'Institut national de veille sanitaire (InVS) dans le cadre du Bulletin épidémiologique hebdomadaire (BEH).
Par ailleurs, les investigations menées par l'InVS en collaboration avec les services de l'Etat à l'occasion de l'apparition de cas groupés sont publiées sous forme de rapports publics.
En tout cas, ce tout dernier bilan des cas de légionellose montre que la tendance observée ces dernières années se consolide en 2009. Cependant, la létalité reste importante et justifie de maintenir la sensibilisation de l’ensemble des partenaires. Les sources d’expositions des cas, notamment sporadiques communautaires qui constituent la majorité des cas, doivent être mieux documentées pour permettre la mise en œuvre rapide des mesures de prévention afin de pérenniser cette tendance à la baisse, peut on lire dans un communiqué de presse.