Le ministère de l’Écologie, de l’Énergie, du Développement durable et de la Mer s’est engagé dans la production de guides méthodologiques d’étude d’impact spécifiques aux projets d’énergies renouvelables, afin d’encourager l’émergence de projets de qualité, et ce, conformément au Plan de développement des énergies renouvelables issu du Grenelle Environnement.
Fournies par le soleil, le vent, la chaleur de la terre, les chutes d’eau, les marées ou encore la croissance des végétaux, les énergies renouvelables n’engendrent pas ou peu de déchets ou d’émissions polluantes. Elles participent à la lutte contre l’effet de serre et les rejets de CO2 dans l’atmosphère, facilitent la gestion raisonnée des ressources locales, génèrent des emplois. L’énergie solaire (énergie solaire photovoltaïque, énergie solaire thermique), l’hydroélectricité, l’éolien, la biomasse, la géothermie sont des énergies flux inépuisables par rapport aux « énergies stock » tirées des gisements de combustibles fossiles en voie de raréfaction : pétrole, charbon, lignite, gaz naturel.
La France s’est engagée à atteindre un objectif de 23 % d’énergies renouvelables dans la consommation d’énergie finale en 2020, et à favoriser un développement à haute qualité environnementale. Ces engagements, au centre du Grenelle Environnement et du Plan de développement des énergies renouvelables de novembre 2008, impliquent pour l’énergie éolienne des objectifs ambitieux à l’horizon 2020, à hauteur de 19 000 MW pour l’éolien terrestre et de 6000 MW pour l’éolien en mer et les autres énergies marines, peut on lire dans un communiqué de presse.
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Publication d’un nouveau guide pour favoriser le développement des projets éoliens |
Le développement des projets éoliens, qui permettra d’atteindre ces objectifs, doit être réalisé de manière à prévenir les atteintes aux paysages, au patrimoine et à la qualité de vie des riverains. Dans cette perspective, l’étude d’impact constitue un outil fondamental pour la prise de décision. Elle facilite l’élaboration de projets prenant en compte les enjeux environnementaux locaux, et contribue à un débat enrichi avec l’ensemble des parties prenantes.
Le guide intitulé : « Guide de l’étude d’impact sur l’environnement des parcs éoliens – Actualisation 2010 », propose une démarche générale pour la conduite l’étude d’impact de ces projets, en mettant en évidence les principes fondamentaux pour la qualité d’une étude d’impact, et en fournissant des méthodes appropriées aux parcs éoliens. L’expérience des parcs éoliens existants, en France et à l’étranger, a ici été mise à profit, explique le ministère dans un communiqué de presse.
Il contient entre autre des recommandations, des propositions de méthodes et des exemples, afin d’aboutir à des projets éoliens respectueux des caractéristiques des territoires d’accueil, dans une perspective de développement durable. Il s’adresse à l’ensemble des acteurs concernés par les projets éoliens et l’évaluation environnementale, afin de faciliter le dialogue sur des bases objectives et partagées.
Second gisement éolien d'Europe (ressources en vent) après le Royaume-Uni, la France tente actuellement de combler le retard accumulé alors qu'elle bénéficie d'un potentiel éolien important. Le projet de parc éolien en mer des Deux-Côtes est actuellement à l'étude. Selon EDF, « parmi les énergies renouvelables, l’éolien a le plus fort potentiel de développement et représentera une part majoritaire dans la production d’énergies renouvelables hors hydraulique. L’éolien apportera ainsi sa contribution à l’indépendance énergétique de la France ». L’obligation faite à EDF de racheter l'électricité d’origine éolienne à plus du double de son prix de revient et ce, contre l'avis de la Commission de régulation de l'énergie rend les investissements éoliens attractifs. Les objectifs affichés pour l'éolien sont de 10 000 MW en 2010 (6 000 à 9 000 éoliennes).
En 2009, selon un sondage du CREDOC, 72 % des Français (59 % en Ile de France où les habitants disent se sentir moins concernés) seraient favorables à une implantation d'éoliennes sur leur commune. Sur 28 % des opposants à une telle implantation, la moitié disent être contre pour des raisons paysagères et 8 % parce qu'ils craignent être gêné par du bruit (plus souvent des femmes et personnes non-diplômées). Seuls 2 % des sondés (plutôt des hommes et diplômés du supérieur) reprochent à cette l'éolien un trop faible rendement. L'adhésion est la plus forte dans les petites communes. Une étude précédente avait déjà montré que les riverains de parcs éoliens existants soutiennent massivement ces implantations.
En 2009, 1.036 MW éoliens supplémentaires ont été raccordés au réseau français, permettant un gain en capacité de production légèrement inférieure à celui de 2008 qui était de 1.055 MW.
Fin 2009, le parc, largement réparti sur le territoire, approchait les 4 600 MW, dont une part marginale dans les DOM (0,8 %), pour une production de 7,6 TWh, soit 1,5 % de la consommation électrique nationale. Mais 5 régions (Picardie, Lorraine, Bretagne, Centre et Champagne-Ardenne) sont mieux équipées avec 55 % de la puissances installées. Le petit éolien (moins de 36 kW) a connu une croissance de 26 % avec 203 installations cumulant 1,8 MW. 7,6 TWh éolien ont été produits en 2009, soit presque 2 TWh de plus qu'en 2008 (+ 33 %) faisant progresser la part de l’éolien dans la consommation électrique nationale de + 1,5 % en 2009.