Deepwater Horizon était une plate-forme pétrolière louée par la compagnie pétrolière BP pour forer dans le golfe du Mexique (dans les eaux territoriales américaines) le puits le plus profond jamais creusé en offshore.
Elle a explosé le 20 avril 2010 générant un incendie puis une marée noire, qui serait la plus importante aux États-Unis depuis la catastrophe de l’Exxon Valdez en 1989, et un désastre écologique sans précédent. La pollution engendrée affecte l’écosystème et l’économie locale, menaçant plus de 400 espèces, dont des baleines, des dauphins, des lamantins et de nombreux oiseaux (aigrettes, hérons, etc.)
Pour Mr Barack Obama, l'explosion de la plateforme pétrolière Deepwater Horizon est considérée comme un « 11 septembre environnemental » par Vingt mille barils de pétrole se déversent en effet chaque jour dans le Golfe du Mexique.
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L’Europe veut tirer les leçons de la Catastrophe du Deepwater Horizon |
Aussi, les députés européens s'inquiètent qu'une telle catastrophe puisse se passer en Europe et en ont débattu le 7 juillet à Strasbourg. Le commissaire européen à l'énergie, Günther Oettinger, a annoncé qu'il pensait suggérer un moratoire sur les nouveaux forages offshore, peut on lire dans un communiqué de presse.
Le 20 avril 2010, une explosion et un incendie se déclarent sur la plate-forme. Elle coule deux jours plus tard, et repose désormais par 1 500 m de fond. Avant ces événements, 115 personnes étaient présentes sur la plateforme. Parmi celles-ci, onze personnes ont d'abord été portées disparues puis déclarées officiellement décédées. On compte également 17 blessés parmi les personnes rapatriées sur le continent.
Plusieurs fuites ont été produites lors de l'explosion, libérant le pétrole de son réservoir. Selon Lamar McKay, directeur de BP au États-Unis, le dernier dispositif de sécurité associé à la foreuse a lâché, rendant non opérationnelle la coupure de sécurité et les autres barrières empêchant le flux de pétrole de se vider dans la mer.
La fuite de pétrole détectée suite à l'explosion est d’abord évaluée à 1 000 barils (159 000 litres) par jour par BP, puis revue à 5 000 barils (795 000 l) par la National Oceanic and Atmospheric Administration. Cette sous-estimation serait due à une troisième fuite située plus près de la source et non repérée auparavant. Plus d'un mois après le début de la fuite, et après plusieurs mesures de confinements tentées par BP, certains experts ont avancé que la fuite s'élèverait à 70 000 barils (11 100 000 l) par jour.
Le 29 avril, les informations font état d'une nappe d'environ 3 000 km2. La taille de celle-ci augmente rapidement, atteignant 9 900 km2 le 30 avril. Le jeudi 29 avril au soir, les premières plaques ont pénétré les marais du bayou et l'embouchure du Mississippi. Le 30 avril 2010, les premières boulettes de pétrole brut sont repérées sur les plages de Louisiane.
Début mai, les forts vent du sud-est ont peu à peu poussé la nappe vers le Mississippi et l’Alabama. Le 5 mai, la nappe mesurait approximativement 208 km de long et 112 km de large, soit 23 300 km2. Le 9 mai, les premières traces de pétrole ont été aperçues sur les plages de l'Alabama.
Le courant marin qui circule dans le golfe du Mexique (le Loop current) a entrainé la pollution vers l'Atlantique, le long de la Floride. Un mois après l'incident, les premières boulettes de pétrole ont atteint les plages de la station balnéaire de Key West, située dans les Keys, la troisième barrière de corail au monde. Ce même courant risque d'emmener la pollution sur les côtes cubaines et sur les îles de l'Atlantique. Les modèles mathématiques laissent craindre un flux rapide vers l'Atlantique une fois que la nappe pourra sortir du Golfe, si les courants marins ont leur configuration habituelle.
Le 15 mai 2010, des scientifiques de plusieurs universités faisant des recherches à bord du Pélican découvrent à grande profondeur de grands volumes d'eau polluée par des particules de pétrole, qu'ils surnomment oil plumes. La concentration en pétrole est faible (moins d'un litre par mètre cube d'eau) mais l'étendue de ces nuages - le plus grand faisant 16 km de long, 5 km de large et par endroits jusqu'à 90 m d'épaisseur - laisse présager une ré-estimation de la fuite entre 25 000 barils et 80 000 barils par jour (12 720 000 l). Certains de ces nuages ont été détectés jusque 600 m de profondeur.
Le 2 juin, la superficie de la nappe de pétrole dépasse les 24 000 km2, soit la superficie de la Sardaigne, soit entre 72 et 113 millions de litres de pétrole brut. Finalement, ont été touchées les côtes de la Louisiane, du Mississippi, de l’Alabama et de la Floride. Des boulettes de pétrole ont également été observées au Texas.
Cependant, les conditions de forage sont cependant bien moins extrêmes en Europe, selon le représentant de la Présidence belge du Conseil de l'UE, Paul Magnette. Günther Oettinger a quant à lui annoncé qu'il rencontrerait les compagnies pétrolières et les instances nationales de surveillance et de sécurité. Il devrait proposer un moratoire sur les forages, peut on lire dans un communiqué de presse.
L’Allemand Peter Liese (Parti populaire européen), déclare pour sa part : « Cet accident doit nous motiver à laisser le pétrole derrière nous (…) tout le monde peut voir les conséquences des catastrophes pétrolières ».