Les critiques fusent après l’échec des négociations du sommet climatique de Copenhague. Barack Obama et Nicolas Sarkozy se sont dits déçus par le maigre résultat obtenu après deux ans de pourparlers, deux semaines de débats et de deux jours de négociations entre chefs d’état et de gouvernements.
Ce sommet de Copenhague pour la lutte contre le réchauffement climatique, un sommet qui était annoncé comme historique pour la planète, se conclue par un accord non contraignant, un sommet au résultat médiocre.
Nicolas Sarkozy a échoué à imposer un accord contraignant à la conférence des Nations Unies de Copenhague pour la lutte contre le réchauffement climatique de la planète. L’Europe qui demandait une réduction de 30% des émissions de gaz à effet de serre à l’horizon 2020 (par rapport aux niveaux de 1990), revient sur son objectif et se fixe seulement une réduction de 20% des émissions de gaz à effet de serre.
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Les critiques fusent après l’échec des négociations du sommet climatique de Copenhague. Barack Obama et Nicolas Sarkozy se sont dits déçus par le maigre résultat obtenu après deux ans de pourparlers. Nicolas Sarkozy qui ne voulait pas d’un accord sur le combat contre le réchauffement climatique qui soit « médiocre » s’est déclaré déçu par le résultat. Tour de France des réactions. |
Devant l’urgence climatique, les « grands » de ce monde ont seulement fixés que les pays en développement recevraient une aide de 30 milliards d’euros sur trois ans et qu’il fallait éviter de dépasser les deux degrés de réchauffement d’ici 2050. Comment ? Mystère et boule de gomme.
L'écologiste français Nicolas Hulot, a jugé l’accord de Copenhague de « consternant ». Nicolas Sarkozy qui ne voulait pas d’un accord sur le combat contre le réchauffement climatique qui soit « médiocre » s’est déclaré déçu par le résultat, déçu devant l'absence d'objectif de réduction des émissions mondiales de gaz à effet de serre de 50%, par rapport aux niveaux de 1990, d'ici 2050.
Pour Nicolas Hulot comme pour Nicolas Sarkozy, le sommet de Copenhague montre « les limites d'un système onusien à bout de souffle », et ce type de négociations devraient disposer de nouvelles méthodes d’arbitrage et de vote final.
Pour le Collectif « Sauvons le Climat », « le processus engagé en 1992 à Rio a paru à bout de souffle, la mécanique onusienne a semblé rouillée et impuissante alors que les diplomates passaient leur temps à se quereller et se révélaient incapables de rédiger des textes compréhensibles. Résultat : une simple déclaration d’intentions qui reconnait que l’on doit limiter le réchauffement planétaire à 2°, déclaration qui n’est pas même (encore ?) avalisée par tous les pays. Sur la table, aucun engagement, aucun chiffres significatifs, aucune contrainte. »
« Alors que Copenhague devait rassembler par un contrat de confiance l'ensemble des pays autour de la cause climatique, l'arrogance de quelques chefs d'État ébranle le processus même des négociations. Le multilatéralisme a peut être malheureusement été remis en cause de manière irréversible », constate Morgane Créach directrice du pôle international du RAC-France.
Pour Oxfam France Agir-Ici, « la déclaration de principe sur le climat dévoilée par un petit comité de dirigeants mondiaux à Copenhague aujourd'hui n’est qu’une fuite en avant. Ce texte, négocié par un petit groupe de pays, laisse de coté la grande majorité des pays en développement, qui ont à peine été consultés, et qui doivent encore se prononcer sur son contenu. La France affirme avoir adopté cet accord, mais l’Union européenne ne s’est pas prononcée formellement. »
Pour Les Amis de la Terre, « la conférence de Copenhague, qui était la dernière chance de ne pas dépasser 2 ° de hausse de la température mondiale en 2100, se termine en échec patent. C’est le résultat d’un système basé sur l’égoïsme des grandes puissances. L'incapacité des dirigeants du monde à se mettre d'accord et à remettre en cause un modèle de société insoutenable aura des conséquences dramatiques pour l’humanité toute entière, et en premier lieu pour les populations des pays les plus pauvres. »
Pour Europe Ecologie, « les dirigeants des grands pays ont échoué lamentablement. Et plutôt que d’assumer leur échec devant les pays les plus vulnérables qui n’ont pas pris part aux discussions finales, ils sont partis par la petite porte. (…) Le risque existe que l’ « Accord de Copenhague », s’il est signé par quelques pays mais rejeté par la majorité, créé un processus parallèle à l’ONU qui – en pratique – pourrait rendre caduc les négociations onusiennes. On craignait qu’ils tuent Kyoto, ils vont peut être tuer le Convention climat de l’ONU. Ce serait alors la victoire posthume de Bush. »
L'accord de Copenhague deviendra en effet le « traité » de Copenhague lors du sommet de Bonn dans six mois, avant le prochain grand sommet de l’ONU sur le climat prévu à Mexico en 2010.