C'est aujourd'hui que s'est ouvert à Copenhague (Danemark) la quinzième Conférence des Parties à la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques (7-18 décembre).
L'enjeu est de taille pour la communauté internationale : parvenir à un accord à la fois ambitieux, juste et efficace qui permette de réduire massivement, rapidement et globalement les émissions de gaz à effet de serre, en s'inscrivant pleinement dans les principes de la déclaration de Rio (1992), en particulier le principe de responsabilité commune mais différenciée.
Le Sommet de Copenhague sur le climat a donc ouvert ses portes au Danemark, un sommet jugé par l’ONU d’important qui doit permettre d’aboutir à une nouvelle feuille de route pour l’après-Kyoto.
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Pour le Sommet de Copenhague sur le climat, l'enjeu est de taille pour la communauté internationale car elle doit parvenir à un accord à la fois ambitieux, juste et efficace qui permette de réduire massivement, rapidement et globalement les émissions de gaz à effet de serre. |
Selon l’ONU, le très attendu Sommet des Nations Unies sur le changement climatique de Copenhague (Danemark) a ouvert ses portes avec plusieurs pays qui insistent sur l’urgence à agir pour réduire les émissions de gaz à effet de serre.
Plus de 15.000 personnes, dont des responsables des gouvernements, des représentants du secteur privé, d’organisations environnementales et d’institutions de recherche, ainsi que 110 chefs d’Etat et de gouvernement, sont attendus à ce Sommet de Copenhague sur le climat qui doit durer jusqu’au 18 décembre.
Comme tous les autres pays présents à Copenhague, la France sera représentée par sa propre délégation officielle. Pour la partie technique des négociations, la délégation française est pilotée par Brice Lalonde, ambassadeur en charge des négociations climatiques. Elle est composée d’une cinquantaine d’experts issus de plusieurs ministères, dont principalement celui du ministère du Développement durable : chacun des experts suivant un sujet de négociation : réduction des émissions, adaptation, forêts, financement, technologie ….
« Répondre au changement climatique coûtera progressivement de plus en plus cher », a mis en garde le président du Groupe intergouvernemental d’experts sur le changement climatique (GIEC), Rajendra Pachauri, à l’ouverture du Sommet de Copenhague sur le climat. « Aussi, nous devons agir maintenant ».
Selon Yvo de Boer, le secrétaire exécutif de la Convention cadre des Nations Unies sur le changement climatique (CCNUCC), il y a une dynamique sans précédent pour arriver à un nouveau traité destiné à réduire les émissions de gaz à effet de serre.
« Les dirigeants mondiaux appellent à un accord qui inclut des objectifs sérieux de réduction des émissions et un soutien financier et technologique aux pays en développement », a-t-il dit. « En même temps, Copenhague ne sera un succès que s’il aboutit à une action significative et immédiate qui commence le jour où le Sommet se termine », a-t-il ajouté.
Selon le GIEC, pour empêcher les pires effets du changement climatique, les pays industrialisés doivent réduire leurs émissions de gaz à effet de serre de 25 à 40% d’ici à 2020 comparé aux niveaux de 1990, et les émissions mondiales doivent être réduites de moitié d’ici à 2050. Tels sont les principaux enjeux du Sommet de Copenhague sur le climat.
L'Europe s'est fixé un objectif de réduction de ses émissions de gaz à effet de serre de 20% en 2020, ou 30%, en fonction des engagements des autres pays. Ces engagements sont, pour les Amis de la Terre « très insuffisants, d’une part parce que selon les dernières évaluations scientifiques, les émissions devraient être réduites de 40% par rapport aux niveaux de 1990, mais surtout parce qu'ils incluent une part importante de compensation dans les pays du Sud, qui sont pourtant les moins responsables des changements climatiques. »
Nnimmo Bassey, Président des Amis de la Terre international explique que « les pays riches sont responsables de la grande majorité des émissions de gaz à effet de serre présents dans l'atmosphère aujourd'hui. Ils doivent donc s'engager à réduire de manière drastique et contraignante leurs émissions. Ces réductions doivent être réalisées sur leur territoire et donc sans compensation. Elles ne doivent pas s'appuyer non plus sur les fausses solutions que sont les agrocarburants, le nucléaire et le soi-disant « charbon propre ». »
De son côté, l’ONG WECF, qui est présente au Sommet tant attendu de Copenhague, la plus grande conférence sur les changements climatiques depuis Kyoto, demande aux décideurs politiques d’adopter une feuille de route qui prévoit : « Une réduction de 45% des émissions nationales de CO2 pour l'UE et les autres pays industrialisés sans mécanismes de compensation ; L’affirmation du rôle indispensable des femmes pour assurer la mise en oeuvre efficace et équitable des politiques climatiques ; Le choix de sources d’énergie durables et sûres est plus important que les effets marginaux de réduction d’émissions de CO2, excluant les combustibles fossiles et nucléaires et les technologies ; Et des instruments juridiquement contraignants de lutte contre le changement climatique. »
Pour FNE, le sommet de Copenhague sur le climat « ne doit être ni une séance d’euphorie collective, ni un exercice imposé de sinistrose, ni un festival de Cannes où les personnalités défileraient, ni un match de football entre politiques. »
Pour FNE, « l’euphorie créerait des négociations hors sol ou un show planétaire. La sinistrose bloquerait les négociations et créerait de l’immobilisme. Dans les deux cas, attention aux lendemains difficiles ! «
Sébastien Genest, président de FNE a ajouté que « notre sentiment à l’ouverture du sommet de Copenhague sur le climat est qu’il faut tout autant éviter l’euphorie que la sinistrose qui mèneraient toutes deux à la gueule de bois post Copenhague. Si ce sommet ne marque pas la fin des négociations, il doit en marquer un nouveau départ ».
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