Selon le Ministère de l’Ecologie, de l’Energie, du Développement durable et de la Mer, en charge des Technologies vertes et des Négociations sur le climat (MEEDDM), la France possède un patrimoine naturel et une biodiversité exceptionnels. La France, avec la métropole et ses territoires d’outre-mer, est présent sur deux continents et dans trois océans. C’est le 2e domaine maritime du monde avec 11 millions de km².
Pour le MEEDDM, alors que les experts ont défini en Europe huit zones principales de répartition des êtres vivants, la France métropolitaine rassemble, à elle seule, quatre de ces zones de grande biodiversité : zones atlantique, continentale, méditerranéenne et alpine. L’hexagone occupe aussi la première place en Europe pour la diversité des amphibiens (38 espèces), des oiseaux (357 espèces) et des mammifères (120 espèces).
En outre-mer, la majorité des territoires français (Nouvelle-Calédonie, La Réunion, Mayotte, Guadeloupe, Martinique, Polynésie et Wallis-et-Futuna) sont situés dans quatre points chauds de la biodiversité sur les 34 qui ont été recensés sur la planète. Quant à la Guyane, elle est située dans l’un des derniers grands massifs forestiers de la planète, l’Amazonie. Soulignons aussi que 10 % des récifs coralliens et des lagons de la planète sont situés dans les eaux placées sous juridiction française.
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La France possède un patrimoine naturel et une biodiversité exceptionnels. La France est notamment le seul pays au monde à posséder des récifs coralliens dans 3 océans. La France métropolitaine rassemble, à elle seule, la moitié des zones de grande biodiversité en Europe. |
La France est le seul pays au monde à posséder des récifs coralliens dans 3 océans. Ces contextes variés leur confèrent une diversité exceptionnelle. Notre pays abrite 10 % des récifs coralliens mondiaux (4e rang – 55000 km2), répartis au sein de huit collectivités d’outre-mer tropicales dont l’économie locale dépend très largement de cet écosystème : Guadeloupe, Martinique, Mayotte, Réunion, Nouvelle-Calédonie, Polynésie française, Wallis et Futuna et les îles éparses de l’océan Indien. 95 % des récifs coralliens français sont situés dans l’océan Pacifique (Polynésie française et Nouvelle-Calédonie).
Les récifs coralliens de la Nouvelle-Calédonie ont été classés au patrimoine mondial de l’humanité en 1998. Pour la France, il s’agit là d’une reconnaissance mondiale de l’originalité et de l’importance de ses récifs qui représentent 16 000 km2 de l’écosystème corallien protégé sur les 40 000 km2 existant en outre-mer français.
La France (métropole et outre-mer) se situe au 8e rang des pays abritant le plus grand nombre d’espèces mondialement menacées (par exemple, le dugong, la tortue luth, l’albatros hurleur…), du fait de la richesse de ses territoires d’outre-mer (en premier lieu, la Nouvelle-Calédonie et la Polynésie française). Dans le contexte européen, la métropole est le 4e pays abritant le plus grand nombre d’espèces mondialement menacées (par exemple le scarabée pique-prune, le vison d’Europe…) après l’Espagne, le Portugal et l’Italie.
Cette situation confère à la France une responsabilité particulière en matière de biodiversité. C’est la raison pour laquelle elle a ratifié la convention pour la diversité biologique, en 2002 au Sommet de la terre à Johannesburg, et qu’elle s’est dotée, en 2004, de sa stratégie nationale pour la biodiversité qui fait l’objet d’un bilan annuel.
Le Grenelle Environnement est venu compléter les actions entreprises par de nombreux engagements en faveur de la biodiversité tels que la trame verte et bleue, une stratégie de lutte contre les espèces envahissantes, de nouveaux plans pour les espèces en danger d’extinction…
L’engagement de la France pour la protection de la biodiversité est d’autant plus important que chaque année, plus de 60 000 ha de terrains agricoles et de milieux naturels sont transformés en routes, habitations, zones d’activités : c’est l’équivalent d’un département comme les Deux-Sèvres tous les 10 ans !
Plus de 1,8 million d’espèces animales et végétales différentes ont été décrites à la surface de notre planète et ce long travail de recensement de l’existant est loin d’être fini. Mais aurons-nous le temps de tout découvrir ?
La communauté scientifique estime en effet que la moitié des espèces vivantes que nous connaissons pourrait disparaître d’ici un siècle, compte-tenu du rythme actuel de leur disparition : 100 à 1000 fois supérieur au taux naturel d’extinction ! Un consensus de plus en plus large se fait parmi les experts pour parler d’un processus en cours vers une sixième extinction de masse des espèces, la dernière en date étant celle des dinosaures, il y a 65 millions d’années.
Cela dit, la crise actuelle est beaucoup plus rapide et n’est pas naturelle car quasi exclusivement liée aux activités humaines. Cinq causes majeures d’atteinte à la biodiversité sont aujourd’hui identifiées :
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la fragmentation et la destruction des milieux naturels, liées, en particulier, à
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l’urbanisation croissante et à l’expansion des terres agricoles ;
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la surexploitation d’espèces sauvages (surpêche, déforestation, braconnage…) ;
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l’introduction d’espèces exotiques envahissantes (coccinelle asiatique, frelon asiatique… ) ;
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les pollutions (d’origine industrielle, agricole…) ;
- le changement climatique (qui a un effet direct ou indirect sur la biodiversité).