La résolution du Parlement européen en vue du sommet de Copenhague sur la lutte contre le changement climatique a été adoptée à une large majorité ce mercredi 25 novembre 2009 (516 pour, 92 contre, 70 abstentions).
Corinne Lepage, 1ère Vice-présidente de la commission de l'Environnement au Parlement européen (MoDem), s’est félicitée de l'appel du Parlement Européen à conclure un accord ambitieux envoyé aux négociateurs européens.
Les attentes du Parlement Européen pour le sommet sur le changement climatique de Copenhague de décembre incluent « un accord ambitieux et juridiquement contraignant qui nécessitera des objectifs de réduction d'émission pour les pays développés et les pays en développement ainsi que des engagements de financement et des sanctions pour les non-conformités. »
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La résolution du Parlement européen en vue du sommet de Copenhague sur la lutte contre le changement climatique a été adoptée à une large majorité. Les députés demandent notamment que les pays développés réduisent leurs émissions de 25 à 40% d’ici 2020, avec un objectif de réduction à long terme d'au moins 80% d'ici 2050, par rapport aux niveaux de 1990. |
Les chefs de gouvernement de l'Union Européenne (UE) « doivent faire preuve de leadership politique pour faire un succès du sommet de Copenhague », estiment les députés dans une résolution adoptée ce mercredi au Parlement Européen. « Les générations futures risquent de ne pas être en mesure de maîtriser le changement climatique si une action mondiale est encore retardée. »
Les députés invitent les chefs d'Etat et de gouvernement à accorder à cette question la « priorité absolue et de faire preuve de leadership politique. Ils exhortent l'UE à développer une politique du climat et à s’exprimer d'une seule voix lors du sommet de Copenhague pour conserver un rôle de premier plan dans les négociations Conférence des Parties COP15. »
« L'UE a pris une position de leadership dans la lutte contre les changements climatiques et nous voulons que cela continue à Copenhague. C'est pourquoi nous avons besoin pour soutenir notre offre d’une réduction de 30% des rejets en CO2 pour 2020 », a déclaré le président de la commission Environnement du Parlement Européen Jo Leinen.
Dans une résolution adoptée par 516 voix contre 92, avec 70 abstentions, les députés affirment que l'entente internationale de Copenhague, il faut notamment que :
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les pays développés réduisent leurs émissions de 25 à 40% d’ici 2020 avec un objectif de réduction à long terme d'au moins 80% d'ici 2050 par rapport aux niveaux de 1990 ;
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les pays en développement limitent la croissance de leurs émissions de 15 à 30% mais, compte tenu de leur poids économique, la Chine, l'Inde et le Brésil devraient s'engager sur des objectifs similaires à ceux des pays industrialisés ;
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la contribution collective de l'UE à l'égard des efforts des pays en développement et des besoins d'adaptation ne doit pas être inférieur à 30 milliards d’euros par an d'ici 2020;
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les objectifs de réduction des émissions et les engagements de financement doivent être soumis à un régime plus strict de contrôle, notamment avec un mécanisme d'alerte rapide et des sanctions;
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les secteurs aérien et maritime international devraient être intégrées dans un accord international avec les mêmes objectifs contraignants que pour d'autres secteurs industriels et avec une une mise aux enchères d'au moins 50% des quotas;
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un soutien important doit être fournie aux pays en développement pour faire stopper la déforestation tropicale brute d'ici 2020 et un mécanisme mondial pour le carbone forestier devrait être créée dans le cadre de la CCNUCC.
« Nous demandons que les pays développés s'engagent dans une fourchette de réduction de leurs émission comprise entre 25 et 40 % d'ici 2020 par rapport à 1990, comme le recommande le groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat dans son quatrième rapport d'évaluation (GIEC 4RE). Nous insistons aussi pour que l'objectif à long terme soit d'au moins 80 % d'ici 2050 par rapport aux niveaux de 1990. Quand on sait que certains députés ont souhaité supprimer cette référence, je suis heureuse que le Parlement ait été ferme sur ce point » a déclaré Corinne Lepage.
Pour Corinne Lepage , « nous devons également être satisfaits que le Parlement appelle les Etats membres de l'UE à fournir au moins 30 milliards d'euros par an d'ici 2020 pour aider les pays en développement à s'adapter au changement climatique. De ce point de vue, le fait que la résolution ouvre la voie à une taxe sur les transactions financières internationales est un très bon signal. Nous ne pourrons pas nous limiter simplement aux fonds existants. Il faudra trouver d'autres modalités de financement, car s'il n'y a pas d'argent à Copenhague, il n'y aura pas d'accord ambitieux à Copenhague. Cela veut dire, très probablement, même si le sujet est très controversé, qu'il faudra nous poser la question d'une taxe, type "taxe Tobin verte", pour permettre le financement de la lutte contre changement climatique. »
« Par ailleurs, la résolution est très claire quant à la déforestation : nous appelons à mettre un terme, d'ici 2020 au plus tard, à la déforestation tropicale brute. Croire que remplacer les eucalyptus replantés peuvent avoir une valeur équivalente à celle de la forêt primaire est une escroquerie », assure Corinne Lepage.
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