La Terre est aujourd’hui confrontée à une diminution de la biodiversité sans précédent, imputable pour une large part aux activités humaines.
Tout comme le changement climatique, la crise de la biodiversité est un phénomène global qui se traduit par une multitude d’événements locaux. Mais la crise de la biodiversité a la particularité de passer souvent inaperçue : certaines espèces disparaissent avant même d’avoir pu être inventoriées.
''Le Compte à rebours pour la Biodiversité 2010 (Countdown 2010)", qui réunit l’ensemble des partenaires décidés à inverser cette tendance, est né en 2002, lors du Sommet mondial de la Terre à Johannesburg. Outre Paris, plusieurs grandes villes ont rejoint ce mouvement, coordonné par l’Union mondiale pour la Nature (UICN) : Anvers, Bamako, Barcelone, Bergen, Bruxelles, Budapest, Curitiba (Brésil), Le Cap, Zagreb, Zurich …
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En signant la déclaration Compte à rebours pour la Biodiversité 2010 , la Ville de Paris entend faire connaître ses actions en matière de préservation et de développement de la biodiversité et signifier sa volonté d’accentuer ses efforts dans ce domaine.  |
Cette initiative intitulé Compte à rebours 2010 pour la Biodiversité vise à amener Etats, régions, et la société civile à collaborer étroitement afin d’enrayer la perte de biodiversité d’ici à 2010, déclarée année mondiale de la biodiversité par l’organisation des Nations-Unies.
En signant cette déclaration, la Ville de Paris entend faire connaître ses actions en matière de préservation et de développement de la biodiversité et signifier sa volonté d’accentuer ses efforts dans ce domaine : en travaillant sur la problématique des trames vertes et bleues, en poursuivant les travaux de connaissance de la biodiversité parisienne en collaboration avec les établissements de recherche scientifique et les collectivités limitrophes, en incitant les autres acteurs du territoire parisien à adopter des pratiques favorables à la biodiversité, tout en renforçant la mobilisation des Parisiens sur le sujet.
La Ville de Paris mène d’ores et déjà un nombre important d’actions, en particulier en matière de communication et de sensibilisation, de gestion écologique de ses espaces verts mais aussi d’achats responsables en faveur d’une agriculture et d’une sylviculture durables. La biodiversité est également prise en compte dans le cadre des études d’impact des opérations d’aménagement et plus largement dans le cadre de l’évaluation environnementale engagée pour la révision du PLU en cours.
A Paris, vivent plus de 2 000 espèces de plantes sauvages et de champignons, autant d’espèces animales dont un millier d’insectes, 9 espèces d’amphibiens, 174 espèces d’oiseaux, 3 espèces de reptiles, 32 espèces de mammifères et plus d’une trentaine d’espèces de poissons.
Cette grande richesse s’explique par la présence d’une mosaïque de milieux de vie, l’abondance de nourriture, moins de prédateurs et des températures souvent clémentes.
La faune et la flore vivent dans les nombreux milieux de vie "naturels" présents à Paris : bois, parcs et jardins, friches (terrains vagues), bâti végétalisé, Seine et canaux, plans d’eau (lacs, étangs, mares, bassins), voies ferrées, vieux murs, toits, tunnels, cimetières, et aussi dans des micro-milieux : cavités dans le bâti, interstices entre les pavés, écorces, etc.
Qui se douterait qu’à Paris voisinent le renard et la fouine, le lucane cerf-volant et le papillon machaon, le martin-pêcheur et le faucon crécerelle, le lézard des murailles et le crapaud accoucheur, la libellule aeschne bleue, le bombyx de l’ailanthe et le pseudo-scorpion, la méduse Craspedacusta et la mulette des peintres, le silure glane et l’anguille... ?
Dans les deux bois et dans Paris intra-muros plusieurs stations d’orchidées sauvages ont été découvertes: ophrys abeille, orchis pyramidal, orchis bouc, épipactis à larges feuilles. Certaines ont même été observées sur les toitures végétalisées de logements sociaux : cette situation pour ces espèces emblématiques est insolite et exceptionnelle.
Sur la voie ferrée de la petite ceinture s’est constituée une originale jungle urbaine, avec orobanche du trèfle, morelle velue, tomate, vigne, rose trémière, figuier, pavot somnifère, maceron…
Les berges de la Seine voient se développer une flore typique : chanvre d’eau, carex et joncs, salicaire, hépatique des fontaines et diverses fougères, aristoloche. La cuscute d’Europe, espèce protégée, a été repérée sur les berges du bois de Boulogne.
Ainsi à Paris se côtoient l’arbre aux papillons, la capselle bourse à pasteur, le jonc des crapauds, l’érable champêtre, la circée de Paris ou encore la véronique de Perse.