Auxon et Pars-lès-Chavanges, deux communes du département de l'Aube, ont été retenues par l'Agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs (Andra) dans le cadre de la recherche d'un site pour le stockage de déchets nucléaires de faible activité à vie longue (FAVL).
Selon Marie-Claude Dupuis, directrice générale de l'Agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs (Andra), interrogée par l’AFP, « il s'agit d'une présélection de deux communes en vue du choix d'un site à l'horizon 2011 ».
Pour le collectif Bure : Stop, qui milite contre l’enfouissement des déchets radioactifs, « des communes (municipalités) seraient candidates à l’accueil d’un nouveau site d’enfouissement de déchets nucléaires FAVL, dans l’Est de la France qui accueille déjà deux catégories de déchets atomiques dans l’Aube (TFA et FAVC). A 60 kms de là se prépare Bure, enfouissement des plus dangereux (H-MAVL). » Le collectif lance une « alerte aux projets d’enfouissement de déchets nucléaires de toutes catégories » dans l’est de la France.
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Auxon et Pars-lès-Chavanges, deux communes de l'Aube, ont été retenues par l'Andra dans le cadre de la recherche d'un site pour le stockage de déchets nucléaires de faible activité à vie longue (FAVL).  |
L’Andra exploite déjà dans l’Aube deux centres de stockage en surface pour les déchets nucléaires de faible et moyenne activité à vie courte (CSFMA) et de très faible activité (CSTFA).
Implanté sur les communes de Soulaines-Dhuys, Epothémont et La Ville-aux-Bois, le Centre de stockage de déchets nucléaires de faible et moyenne activité à vie courte est exploité depuis janvier 1992. Il accueille l’ensemble des déchets faiblement et moyennement radioactifs à vie courte produits en France, issus principalement du fonctionnement d’installations nucléaires.
D’une capacité de stockage d’un million de mètres cube, le CSFMA sera exploité pendant une soixantaine d’années et entrera dans une phase de surveillance d’environ 300 ans jusqu’à ce que l’impact du stockage soit comparable à celui de la radioactivité naturelle.
La directrice générale de l'Agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs a précisé à l’AFP que ces deux nouvelles communes retenues dans le cadre de la recherche d'un site pour le stockage de déchets nucléaires de faible activité à vie longue (FAVL) « réunissaient les meilleures conditions pour la poursuite du projet au plan à la fois géologique, environnemental et du soutien local ».
En 2030, la France aura à gérer un stock de quelque 150.000 mètres cubes de déchets nucléaires FAVL, contre un peu moins de 100.000 mètres cubes de déchets Haute Activité et Moyenne Activité à Vie Longue (HAVL-MAVL).
De part la nature et les caractéristiques des déchets FAVL, l’Andra prévoit de les stocker dans une couche d’argile à faible profondeur, entre 15 et 200 mètres, sur une surface d’environ 100 ha. Le centre sera conçu pour accueillir environ 200.000 m3 de colis de déchets nucléaires.
Pour mettre en œuvre ce projet, l’État et l’Andra ont souhaité une démarche ouverte et progressive de recherche de site, fondée sur le volontariat des collectivités locales, situées sur des cantons dont la géologie est potentiellement favorable.
Un appel à candidature pour la recherche d’un site a été lancé en juin 2008, auprès de 3115 communes réparties sur 8 régions.
Fin 2008, un rapport d’analyse a été remis au Ministre d’Etat chargé de l'écologie et de l'énergie pour lui permettre de sélectionner deux ou trois communes, sur lesquelles des investigations plus approfondies seront menées en 2009 et 2010.
Pendant 2 ans, des travaux de reconnaissance permettront de vérifier la faisabilité du stockage sur ces communes. Simultanément, une large démarche d’information et de dialogue sera mise en place, afin de rencontrer les acteurs locaux, d’informer les citoyens, de recueillir leurs préoccupations ou opinions et d’éclairer les orientations qui pourront être prises par les pouvoirs publics.
L’Andra assure qu’elle veillera aussi à ce que les collectivités puissent mettre en œuvre, avec les propriétaires de déchets nucléaires « et sous le pilotage des Préfets, des projets de territoire ambitieux et cohérents avec l’implantation d’un centre de stockage. »
L’Andra transmettra au Gouvernement un rapport d’évaluation pour permettre de sélectionner le ou les sites sur lesquels pourrait être implanté le centre de stockage pour déchets nucléaires de faible activité à vie longue (FAVL). Les études se poursuivront ensuite sur le ou les sites retenus, jusqu’au dépôt par l’Andra auprès du gouvernement d’une demande d’autorisation de création de centre en 2013.
Si l’autorisation est donnée, les travaux de construction du centre de stockage pour déchets nucléaires de faible activité à vie longue (FAVL) pourront démarrer vers 2015 et l’exploitation pourra avoir lieu vers 2019.