Pour l’édition 2009 d’InTerr’Actions, le 11 juin dernier, Lexmark a organisé dans ses bureaux de Suresnes une table ronde intitulée « La réduction de CO2 : une stratégie gagnante face à la crise ? ».
Lors de cette 2ème édition des rendez-vous InTerr’Actions, des représentants de Bouygues Immobilier, CEC Conseil, Groupe SOS, Lexmark, Nature et Découvertes, Steelcase International et Cres 21 - Voltalia ont partagé leurs expériences de bilans Carbone en entreprise. Ils ont également abordé l’apparition de nouveaux modèles économiques stimulés par l’impératif écologique.
En ouverture des débats, la quarantaine de professionnels présents a assisté à une présentation d’Alain Grandjean intitulée « Des enjeux aux opportunités ». M. Grandjean est associé et co-fondateur du cabinet de conseil Carbone 4 et l’auteur de nombreux ouvrages sur le sujet dont le dernier « C’est Maintenant ! 3 ans pour sauver le monde ».
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Dans un avenir proche, la réussite économique appartiendra à ceux qui auront su intégrer la réduction de CO2 au sein de leur stratégie d’entreprise.  |
La présentation a débuté par un cri d’alarme d’Alain Grandjean qui a rappelé la croissance exponentielle de la pression sur les ressources naturelles et qu’en conséquence, si rien n’était fait pour réduire notre consommation énergétique au niveau mondial, le changement climatique aurait des conséquences sévères, voire catastrophiques, pour notre planète.
« C’est maintenant qu’il faut agir ! » a-t-il déclaré. « Le défi de la réduction énergétique est lancé et il est de l’ordre de la montée de l’Everest. A l’heure actuelle, nous n’en sommes encore qu’au camp de base. »
Pour inciter chacun à agir, sachant que 80% de l’énergie consommée dans le monde est d’origine fossile, outre le développement d’énergies renouvelables, l’une des options envisagées en France est d’établir un prix pour le carbone (C02) et de mettre en place une taxe carbone dès 2011, une taxe carbone évoquée par Nicolas Sarkozy il y a peu. Cela confirme l’importance grandissante d’effectuer un bilan carbone de ses activités, commerciales ou industrielles, pour mesurer sa dépense énergétique et mieux la maîtriser.
« Mettre en place un bilan carbone, c’est compliqué pour qui n’est pas expert et ne sait pas parler le langage carbone », a lancé Didier Bergeret du Groupe SOS, pour briser un éventuel consensus. Les autres participants ont avoué que les premiers pas dans ce domaine se faisaient souvent à tâtons, comme l’apprentissage d’une nouvelle langue. Agnès Lostis de Bouygues Immobilier a précisé qu’il était indispensable « d’avoir l’appui de la direction générale de son entreprise pour mener ce projet à bien, trouver les axes d’amélioration possibles et réorienter la stratégie de l’entreprise en conséquence. »
Les participants ont clairement indiqué le caractère générateur d'innovation des bilans carbone qui ont rendu possible la création de nouvelles offres et donc de nouveaux modèles économiques. Eric Mermier de CEC Conseil a notamment identifié une opportunité entrepreneuriale avec l’éco-conduite qui permet de faire jusqu’à 40% d’économies sur le carburant.
Cette table ronde a montré que ces sujets sont l’opportunité de partenariats nouveaux et de nouvelles façons de travailler que l’on aurait eu peine à imaginer il y a encore peu. Par exemple, au sein du GIE Energie Positive initié par Bouygues Immobilier, de grandes entreprises telles que Steelcase et Lexmark travaillent ensemble pour rendre les bureaux de demain producteurs d’énergie.
« Le développement durable est un levier de changement extraordinaire pour l’entreprise. Il aide à mobiliser les équipes et à créer une intelligence collective », a souligné Béatrice Marneffe, directrice des affaires publiques et durables de Lexmark.
« Cette prise de conscience incite à regarder les offres sous l’angle de l’économie de fonctionnalité où la vente de services devient plus pertinente que celle de produits », a remarqué Laurent Vassalo de Cres 21-Voltalia.
Cette table ronde s’inscrit dans la continuité de l’engagement de Lexmark à éduquer ses clients aux enjeux du développement durable, et à les convertir à adopter des bonnes pratiques d’impression en « imprimant moins, et gagnant plus ».
La compréhension des habitudes d’impression permet à Lexmark de sensibiliser les entreprises aux problématiques liées à l’impression en offrant une méthodologie, une approche en 4 étapes, basée sur des solutions liées à la gestion des documents, des services et des opérations, générant une amélioration de la productivité de l'entreprise, ainsi qu’une sécurisation des environnements d’impression.
Le débat mené lors de cette table ronde « La réduction de CO2 : une stratégie gagnante face à la crise ? » a suscité de nombreuses questions et interventions de la part d’une assistance marquée par la forte présence de directions du développement durable de grandes entreprises françaises ou d’administrations publiques.
Il en est ressorti que, dans un avenir proche, la réussite économique appartiendrait à ceux qui auront su intégrer la réduction de CO2 au sein de leur stratégie d’entreprise.
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