Après le discours de Nicolas Sarkozy devant le Parlement réuni en Congrès, selon FNE, l’écologie n’est toujours pas la clé de voûte des politiques publiques, et ce malgrè le Grenelle de l’environnement.
Le Président de la République a prononcé un discours fixant les priorités de la seconde partie du quinquennat dans un contexte de crise économique, écologique et sociale très grave.
Nicolas Sarkozy a notamment déclaré que « je veux dire à ceux qui trouvaient que le Grenelle de l’environnement coûtait trop cher, que c’est la dépense la plus rentable que l’on puisse imaginer. Elle va créer 600 000 emplois. Elle va donner à la France une avance considérable dans ce qui est appelé à être au coeur du nouveau modèle de la croissance mondiale. Nos finances publiques ne s’en porteront que mieux. C’est un investissement. »
« Quand je m’engage sur le projet du Grand Paris, sur la métropole de l’après-Kyoto, qui sera le laboratoire du Grenelle, qui sera une vitrine mondiale pour le savoir faire et pour les technologies françaises. C’est un investissement (…) Comment se fait-il que nous ayons autant tardé à entreprendre la révolution verte du Grenelle de l’environnement dont nous savions pourtant depuis longtemps qu’elle était inéluctable ?, » a-t-il ajouté, sans aller plus loin sur la question des moyens à mettre en place pour la réalisation du Grenelle Environnement.
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Après le discours de Nicolas Sarkozy devant le Parlement réuni en Congrès, selon FNE, l’écologie n’est toujours pas la clé de voûte des politiques publiques. |
Seule outil évoqué, la taxe carbone. Pour Nicolas Sarkozy, « je souhaite que l’on aille le plus loin possible sur la taxe carbone. Plus nous taxerons la pollution et plus nous pourrons alléger les charges qui pèsent sur le travail. C’est un enjeu immense. C’est un enjeu écologique. C’est un enjeu pour l’emploi. »
Réaction de FNE : « Où en est le New Deal Ecologique ? A la veille de la crise économique, lors de son discours de clôture du Grenelle de l’environnement, Nicolas Sarkozy avait placé l’écologie parmi les priorités de l’Etat en annonçant un New Deal Ecologique. »
« Deux ans plus tard, du discours prononcé devant le Congrès, FNE attendait l’acte II de ce New Deal Ecologique qui aurait dû faire de l’écologie non plus une priorité parmi d’autres mais la clé de voûte des choix publics. »
Pour Sébastien Genest, Président de FNE, « Nicolas Sarkozy a certes souligné son attachement à un modèle de développement durable et nous ne pouvons que nous en féliciter. Mais l’écologie n’est toujours pas au cœur des politiques publiques. Si le Chef de l’Etat tient compte de la crise écologique, elle n’est toujours pas la clé de voûte de ses choix. ».
Sébastien Genest estime qu’après « le Grenelle de l’environnement, nous attendons toujours l’Acte II de cette révolution verte annoncée. Certes des décisions importantes ont été prises comme le moratoire sur les OGM ou les investissements dans le bâtiment mais depuis la présentation du plan de relance en janvier, le Grenelle a été mis à mal. Le discours de Nicolas Sarkozy était l’occasion de redonner du souffle au Grenelle : nous restons sur notre faim ». »
Pour Arnaud Gossement porte parole de FNE, « si Nicolas Sarkozy a évoqué le Grenelle de l’environnement, il ne s’est presque pas prononcé sur les moyens à mettre en œuvre pour traduire en faits les engagements de son discours d’octobre 2007. Seule la taxe carbone est évoquée. Sur le plan de la gouvernance à 5, de la mécanique gouvernementale, du développement massif des greentechs, Nicolas Sarkozy ne nous a pas expliqué comment l’Etat compte faire pour donner une même réponse à la crise économique et sociale, dans un contexte où bien des responsables continuent d’opposer économie et écologie ».
De plus, toujours selon FNE, le Président de la République « a annoncé une grande consultation des acteurs du pays dans le domaine syndical, éducatif ou culturel par exemple pour définir les priorités nationales. Toutefois, les associations de défense de l’environnement n’ont pas été citées alors même que le Président de la République s’était engagé à instituer une « gouvernance à 5 ». »
Pour Jean-Paul Huchon, Président du Conseil Régional d'Ile-de-France, Nicolas Sarkozy a exprimé « sa crainte d’une crise plus durable et plus grave que prévu. (…) A l’exception de la taxe carbone, dont la faisabilité n’est pas démontrée ni la justesse sociale, il passe sous silence les nécessités du développement durable et les suites du Grenelle, faisant confiance à la production - qui recule - et au travail - qui subit une destruction accélérée. »