Le premier dispositif mondial de détection de l’érosion côtière a été développé au Pays de Galles. Le Pays de Galles s’est en effet lancé dans le premier projet mondial de suivi sous-marin de l’érosion côtière, basé sur les technologies de détection automatisée destinées au suivi des côtes (ASTEC), en partenariat avec les entreprises Wireless Fibre Systems (WFS) et Valeport.
Ce dispositif de suivi sous-marin de l’érosion côtière, initié par l’Université Métropolitaine de Swansea, pourrait permettre d’économiser des millions d’euros et améliorer les conditions de vie de millions d’habitants de la planète.
Fonctionnant à l’aide d’une série de capteurs en acier massif, montés sur une grille installée au fond de l’eau, ce nouveau dispositif de suivi sous-marin de l’érosion côtière repose sur l’utilisation de la technologie électromagnétique, traditionnellement employée sur la terre ferme et jusqu’à maintenant non applicable sous l’eau. Ce système innovant permet de faire des relevés sous-marins, impossibles à réaliser jusqu’alors.
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Ce dispositif de suivi sous-marin de l’érosion côtière, initié par l’Université Métropolitaine de Swansea, pourrait permettre d’économiser des millions d’euros et améliorer les conditions de vie de millions d’habitants de la planète.  |
Entre 50 et 70% de l’humanité vit actuellement le long du littoral et la montée du niveau des mers engendré par le réchauffement climatique accélère le processus d’érosion de la bande côtière.
Les données susceptibles de permettre de comprendre ce phénomène proviennent en grande partie d’observations et de mesures réalisées sur des zones émergées, comme les plages, par exemple, afin de quantifier les effets des forces à l’œuvre. Si ces études fournissent des informations précieuses, personne n’avait jusqu’à présent tenté d’évaluer avec précision ce qui se passe sous la surface de l’océan.
Avec ce nouveau dispositif de suivi sous-marin de l’érosion côtière, chaque capteur de la grille enregistre le poids du sable et des sédiments qui le recouvrent. Toutes les quinze minutes, les données sont transmises à une bouée flottant à la surface, qui les communique à son tour, une fois par jour, via un réseau de téléphonie mobile GSM, à un ordinateur situé à terre et chargé de les analyser.
« Cela aura des conséquences importantes pour la gestion des côtes », estime Mike Phillips, directeur de l’École de l’environnement artificiel et naturel. « Ce système marque une nouvelle étape en matière de précision, de volume et de pertinence chronologique des données mises à la disposition des ingénieurs maritimes. À l’heure où l’on se préoccupe du réchauffement climatique planétaire et de ses conséquences probables, ce programme va permettre de collecter des données précieuses, pour mieux quantifier les effets produits et donc donner aux structures chargées de la préservation des côtes la possibilité de réagir de façon appropriée. La mise en place d’un tel système, de par les informations essentielles qu’il pourrait livrer, pourrait se traduire par des millions d’euros d’économie et une amélioration certaine des conditions de vie de millions d’habitants de la planète. »
L’École de l’environnement artificiel et naturel de l’Université Métropolitaine de Swansea s’est imposée comme l’un des grands centres de recherche sur les effets de l’érosion des côtes et des plages, ainsi que sur les méthodes susceptibles de permettre de combattre le phénomène. Pour sa part, l’École de calcul appliqué travaille depuis de nombreuses années sur la modélisation des réseaux informatiques et la conception de protocoles. Elle est également très active en matière de recherche et de développement de systèmes de communication.
Actuellement numéro un mondial de la mise au point de systèmes sans fil de communication, de détection et de navigation en milieu aquatique, l’entreprise WFS joue un rôle de pionnier dans le domaine de la recherche sur les technologies électromagnétiques. Enfin, Valeport est le plus important fabricant britannique d’instruments hydrométriques et océanographiques.
« L’objectif est d’utiliser les innovations et le savoir-faire technologiques des différents partenaires de l’alliance pour élaborer un réseau de capteurs sous-marins à même de mesurer les effets de l’érosion côtière », explique Mike Phillips, directeur de l’École de l’environnement artificiel et naturel.