Le jeudi 23 avril 2009, tous les acteurs du Grenelle de l’environnement seront réunis pour « faire le point » sur les risques et la réglementation applicable en matière de téléphonie mobile, ce sera le Grenelle des antennes-relais. FNE et Europe Ecologie seront présents lors de ce Le Grenelle des antennes-relais et demanderont l’application du principe de précaution.
Un Grenelle des antennes-relais pour quoi faire ? France Nature Environnement regrette les conditions d’organisation de ce Grenelle des antennes-relais. La « concertation aurait dû être réalisée avant l’octroi de la 4e licence de téléphonie mobile, pas après », estime la fédération.
« Par ailleurs, il semble que tous les acteurs viendront avec des préoccupations différentes : le Gouvernement souhaite faire le point sur les risques, les opérateurs souhaitent faire le point sur les actions en justice et les associations veulent arracher des décisions concrètes sur l’évaluation du risque, l’information et la participation des citoyens ainsi que la maîtrise de la prolifération des antennes. »
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Le jeudi 23 avril 2009, tous les acteurs du Grenelle de l’environnement seront réunis pour « faire le point » sur les risques et la réglementation applicable en matière de téléphonie mobile, ce sera le Grenelle des antennes-relais.  |
Pour José Cambou, responsable santé environnement de France Nature Environnement, « la tenue de ce Grenelle des antennes-relais est déjà une première victoire car elle prouve qu’il y a un problème, quoi qu’en pense le Premier ministre. Nous allons mettre le dossier sur la table pour qu’il ne soit plus réglé sous la table ! Pour sortir du brouillard il ne suffira pas de faire le point sur le problème des antennes ! Nous attendons que nos propositions soient discutées et reprises dans le projet de loi Grenelle II sous forme d’amendements gouvernementaux ou parlementaires. »
Lors du Grenelle de l’environnement de 2007, France Nature Environnement « avait déjà porté des revendications concrètes pour en sortir. Malheureusement, le lobbying est passé par là et a même réussi à effacer du projet de loi Grenelle II qui sera bientôt discuté, un article qui soumettait les antennes à permis de construire ! »
Pour Arnaud Gossement, « les opérateurs ont mis la charrue avant les bœufs et commercialisé leurs produits sans évaluation ni concertation préalables. Résultat : l’inquiétude et les actions en justice. Comment les opérateurs ont-ils pu penser que le citoyen n’est qu’un consommateur ? L’engouement du second pour les portables ne signifie pas que le premier ne se pose pas de questions ! Notre but est clair : un développement soutenable de cette technologie qui doit se mettre à l’heure de l’économie verte. Le problème ne sera pas réglé par de la publicité ou du greenwashing mais en appliquant le principe de précaution ».
De son côté, pour Europe Ecologie, le « principe de précaution doit être appliqué à la téléphonie mobile ! ». Alors que débutera jeudi 23 avril un Grenelle consacré aux antennes-relais, « convoqué après maintes hésitations par la Ministre de la Santé Roselyne Bachelot, Europe Ecologie tient à insister sur le retard pris par la France dans ce domaine. »
« Il faut impérativement réduire la puissance des antennes relais et ramener leur émission à la norme établie sans danger, c'est à dire 0,6 volts par mètre d'ici 2012. La France, qui autorise encore 41 volts par mètre, est parmi les pays européens aux normes les plus élevées, loin derrière la Belgique, le Luxembourg, l'Autriche ou la Bulgarie. Cette proposition sera appuyée par différentes associations, et conforme à la proposition de loi déposée par les Sénateurs Verts. »
Pour Michèle Rivasi, invitée à participer au Grenelle des antennes-relais le 23 avril en qualité de fondatrice et présidente du CRIIREM (Centre de Recherche et d’Information indépendant sur les Rayonnements électromagnétiques), et fondatrice et ancienne présidente de la CRIIRAD (Commission de Recherche et d'Information Indépendantes sur la Radioactivité), « on assiste aujourd’hui à la multiplication de la technologie sans fil, Wi-fi, Wimax … sans qu’aucune étude sérieuse sur les risques sanitaires n’ait été menée. Je dis oui à la téléphonie mobile ; Non aux risques sanitaires sur la population! » La tête de liste Europe Ecologie dans le Sud-Est prévient : « Nous ne nous satisferons pas de simples mesures sur l’utilisation du téléphone par les enfants.»
« Alors que les plaintes se multiplient et qu'un opérateur a déjà été condamné, et au moment où d'autres opérateurs pourront bientôt installer sauvagement leurs antennes, ce Grenelle est l'occasion de remettre à plat les études, d'harmoniser une législation européenne, et d'appliquer enfin un principe de précaution à cette question. »
Pour Michèle Rivasi, il s'agit également « d’installer des antennes plus petites, donc moins puissantes, et en plus grand nombre, avec la même efficacité pour l’utilisateur…Cela coûtera certes plus cher aux opérateurs mais moins, à terme, aux budgets de santé publique »
Voici les principales revendications de France Nature Environnement :
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« Que l’Etat organise et garantisse une recherche sérieuse, transparente, publique et indépendante sur tous les risques liés à la téléphonie mobile
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Qu’une étude épidémiologique soit réalisée sur les effets des radiofréquences, notamment auprès des populations vivant ou travaillant à proximité des antennes-relais,
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Que la question de l’hypersensibilité soit étudiée sérieusement par des experts indépendants,
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Que l’Etat applique avec rigueur les recommandations de l’Afsset et de la Commission de sécurité des consommateurs
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Que soit décidé un moratoire sur toute décision d’implantation de nouvelles antennes tant que l’avis de l’Afsset, attendu pour septembre 2009, n’est pas rendu public et ses résultats rediscutés en formation « Grenelle ».
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Que le vote à l’unanimité soit imposé dans les assemblées de copropriétaires saisis d’une demande d’installation d’antennes dans leur immeuble.
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Que les locataires, notamment locataires des logements sociaux, soient vraiment consultés,
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Que les collectivités locales aient les moyens d’encadrer la prolifération des antennes relais, notamment à proximité des établissements sensibles,
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Que tous les emballages et notices fassent l’objet d’un affichage à caractère médical sur les risques
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Que des cabines téléphoniques demeurent installées sur le domaine public. »