La Banque mondiale et la Côte d’Ivoire on procédé le 12 mars 2009 au lancement du volet Gestion des déchets solides du Projet d’urgence d’infrastructures urbaines mené par l’institution en Côte d’Ivoire.
L’ « Opération ville propre », soutenue par la Banque mondiale, est une initiative étalée sur une période de trois mois, qui permettra d’éliminer quelque 500 000 tonnes de déchets solides dans les 13 communes du District d’Abidjan, la capitale économique de la Côte d’Ivoire. Le coût total de ce projet se monte à 12 millions de dollars.
Le Président ivoirien, M. Laurent Gbagbo, a présidé la cérémonie de lancement organisée dans la commune d’Adjamé à Abidjan, et a exprimé ses remerciements à la Banque mondiale pour son appui financier et félicité le Directeur des opérations de la Banque mondiale en Côte d’Ivoire, M. Madani M. Tall, pour sa détermination à aider le pays à résoudre l’éternel problème posé par la gestion des déchets solides à Abidjan.
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La Banque mondiale et la Côte d’Ivoire on procédé le 12 mars 2009 au lancement du volet Gestion des déchets solides du Projet d’urgence d’infrastructures urbaines mené par l’institution en Côte d’Ivoire.  |
Le Président Gbagbo a exhorté les Ivoiriens à être reconnaissant à l’égard de la Banque mondiale car le projet permet de financer certes l’élimination des déchets solides, mais aussi d’autres sous-secteurs importants tels que l’assainissement, l’alimentation en eau et la réhabilitation des voieries.
« Il est inacceptable que la ville d’Abidjan, appelée la Perle des Lagunes soit aussi insalubre qu’elle l’est aujourd’hui », a déclaré le Président Gbagbo.
Le principal objectif du projet est de renforcer la collecte, l’enlèvement et l’élimination des déchets solides ménagers dans la ville d’Abidjan afin de contribuer à améliorer la santé publique, ainsi que les conditions et le cadre de vie des habitants de la ville.
Jusqu’en 1990, la collecte et l’élimination des ordures ménagères dans la ville d’Abidjan étaient assurées par une société privée, la SITAF. Après deux années de mauvaise prestation de services par la Ville d’Abidjan, la responsabilité de gestion des déchets solides a été confiée à l’entreprise ASH en1992. Cette entreprise n’étant pas parvenue à tenir ses engagements, l’État et les collectivités locales ont fait appel à des opérateurs privés pour fournir les prestations voulues.
Le taux de collecte des déchets solides qui se situait à 75 % en 1989 est tombé à 65 % en 2000, se stabilisant finalement à 46 % en 2006. Le secteur est caractérisé par l’absence d’une stratégie de financement durable, le manque de cohésion du cadre institutionnel et des systèmes inefficaces de pré-collecte, collecte, transfert, transport et élimination des déchets solides, toutes choses qui présentent des risques énormes pour la santé et l’environnement.
Le Président Gbagbo a incité les parties prenantes à poursuivre leur appui aux efforts de gestion des déchets solides, même une fois le projet de la Banque mondiale arrivé à terme.
« Mais après les trois mois, qu'est-ce que nous allons faire ? » s’est-il interrogé. « La gestion des déchets [solides] exige beaucoup d’efforts, le civisme et l’engagement de chacun de nous ».
Selon M. Gbagbo, des dispositions ont déjà été prises par l’État pour s’attaquer durablement au problème de la gestion des déchets solides.
L’initiative de gestion des déchets solides fait partie intégrante du Projet plus vaste d’urgence d’infrastructures urbaines. Grâce à un don de 94 millions de dollars, ce projet vise à soutenir l’actuel processus de redressement lancé par la Côte d’Ivoire, à travers la prestation d’urgence de services de base et d’infrastructures à la population urbaine. Le don accordé contribuera à financer l’approvisionnement en eau des villes, l’assainissement urbain, la gestion des déchets solides, la réhabilitation des routes urbaines et les contrats municipaux.
« Il est indispensable qu’Abidjan, la capitale économique du pays, soit propre, non seulement pour des raisons sanitaires, mais aussi pour des raisons économiques », a déclaré M. Tall aux participants au lancement de l’initiative, au nombre desquels figuraient de hauts responsables de l’État, des maires et des représentants des secteurs public et privé.
Et d’ajouter que « seul un environnement salubre est susceptible d’attirer des investisseurs et des touristes ». M. Tall a par ailleurs déclaré que la Banque mondiale est disposée à soutenir le Gouvernement de la Côte d’Ivoire dans ses efforts de reconstruction post-conflit.