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Changement climatique les pires effets peuvent être évités selon l’Onu - 05 mai 2007 - 12:55 (Par Pierre Melquiot)
Les pires effets du changement climatique peuvent encore être évités, a annoncé Yvo de Boer. Le Secrétaire exécutif de la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques, Yvo de Boer, a assuré que les pires effets du changement climatique pouvaient être évités si une action internationale appropriée était prise rapidement. L'augmentation continue des émissions de gaz à effet de serre doit être jugulée avec efficacité, a souligné de son côté Ban Ki-moon. Le Secrétaire général des Nations Unies (Onu), Ban Ki-moon, a appelé toutes les parties à la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques à oeuvrer avec la volonté politique nécessaire pour enrayer, de façon décisive, l'évolution du climat et ses conséquences sur notre planète et ses populations.
Le Secrétaire exécutif de la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques, Yvo de Boer, a assuré que les pires effets du changement climatique pouvaient être évités si une action internationale appropriée était prise rapidement. « La troisième partie du rapport du Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (GIEC) présente une gamme impressionnante de possibilités pour répondre aux conclusions présentées dans les deux premières parties », a-t-il souligné dans un communiqué publié à Berlin, estimant qu' « avec ces options, nous avons une chance d'empêcher quelques uns des scénarios les plus catastrophiques prévus précédemment ». Les deux premières parties du rapport du Groupe d'experts du climat de l’Onu, présentées au mois de février et en avril, soulignent que le changement climatique est sans équivoque, que des changements énormes sont déjà visibles et que leurs conséquences, de la sécheresse extrême aux inondations, vont augmenter, à la fois en occurrence et en intensité, tout au long de ce siècle, selon les niveaux de concentration en gaz à effet de serre dans l'atmosphère. « L'un des secteurs clefs dans la réduction de ces effets est celui de la fourniture d'énergie », a souligné Yvo de Boer, rappelant que plus des deux tiers des émissions en la matière proviennent de ce secteur. « La façon dont on répondra aux besoins en énergie dans l'avenir déterminera si les efforts contre le changement climatique restent maîtrisables », a-t-il ajouté. Selon l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), la demande en énergie va augmenter de 60% en 2030. Avant cette date, les infrastructures de fourniture d'énergie dans le monde nécessiteront un investissement total de 20 billions de dollars, dont la moitié environ dans les pays en développement. Les parties à la Convention se réuniront à Bali au mois de décembre de cette année à la Conférence sur le changement climatique des Nations Unies, et Yvo de Boer espère y voir le lancement de négociations sur un régime à adopter après 2012. En seulement deux ans, le mécanisme pour un développement propre du Protocole de Kyoto a conduit à 645 projets dans plus de 40 pays dans le monde en développement, stimulant l'investissement Nord-Sud et des réductions d'émissions considérables. Ce mécanisme doit permettre des réductions de l'ordre de 9 milliard de tonnes de CO2 à la fin 2012. « Le marché international du carbone qui a émergé avec le Protocole de Kyoto permet des réductions d'émissions rentables dans les pays industrialisés, faisant ainsi baisser le coût de la mise en conformité avec les objectifs fixés, tout en rendant plus propre la croissance économique et en générant des fonds pour que les pays en développement puissent s'y adapter », a assuré Yvo de Boer. « Une action globale concertée supplémentaire peut encore réduire ces coûts », a souligné le Secrétaire exécutif. Selon le rapport du Groupe d'experts, pour limiter le réchauffement climatique entre 2 ºC et 2,8º C en 2050, il faudrait plafonner les émissions de gaz à effet de serre avant 2020. De son côté, le Secrétaire général des Nations Unies, Ban Ki-moon, a appelé toutes les parties à la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques à oeuvrer avec la volonté politique nécessaire pour enrayer, de façon décisive, l'évolution du climat et ses conséquences sur notre planète et ses populations. Saluant la parution du troisième rapport du Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (GIEC), Ban Ki-moon a fait part dans une déclaration de sa préoccupation concernant les conclusions selon lesquelles les émissions de gaz à effet de serre ont augmenté de 70% depuis 1970. « Même avec les mesures d'atténuation prises actuellement et les initiatives de développement durable, les émissions annuelles de gaz à effet de serre devraient croître de 25 à 90% en 2030 par rapport à 2000 », a rappelé Ban Ki-moon. « Les auteurs du rapport du GIEC confirment que les options de réduction, y compris des changements de mode de vie et de consommation, sont valables dans tous les secteurs, mais qu'une action renforcée de la part des gouvernements et du secteur privé est urgente », a-t-il poursuivi. Une atténuation économiquement viable n'est possible qu'au moyen d'un régime international renforcé sur l'évolution du climat. Le développement, le déploiement et la commercialisation à grande échelle de technologies propres, ainsi que de normes d'efficacité rigoureuses, constituent l'une des parties essentielles à un dispositif susceptible d'aboutir à une réduction significative des émissions. Un cadre solide doit être défini d'ici à 2010 afin de s'assurer qu'il n'y ait pas de fossé entre la fin de la première période d'engagement du Protocole de Kyoto, en 2012, et l'entrée en vigueur d'un régime futur. « Un dispositif complet sur la voie à suivre doit être lancé d'urgence lors de la Conférence sur les changements climatiques des Nations Unies, à Bali, en décembre prochain », a exhorté le Secrétaire général. Ce rapport sur l'atténuation du changement climatique vient compléter les deux rapports du GIEC, dont le premier portait sur l'évaluation scientifique du phénomène, et le second décrivait son impact sur les pays et les écosystèmes. 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