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Alliot-Marie annonce le retour du Clemenceau - 23 février 2006 - 15:59
CLEMENCEAU - Audition du ministre de la défense Mme Alliot-Marie à l' assemblée nationale sur l'affaire Clemenceau. A sa demande Mme Alliot-Marie, ministre de la défense est entendue le mercredi 22 février 2006 par la commission de défense de l'assemblée nationale. Le mardi 21 février 2006, le Premier ministre a déclaré, lors de la séance de questions d'actualité à l'assemblée nationale, que « face à cette situation difficile, le gouvernement assume ses responsabilités. Il recherche des solutions adaptées avec un souci de transparence […]. Tous les pays du monde qui disposent d'une flotte sont concernés. La plupart des pays coulent leurs bateaux en fin de vie et c'est l'honneur de la France de rechercher d'autres solutions ».
Le Président de la République a déclaré, lors d'une conférence de presse à Bangkok le 18 février 2006, qu'en ce qui concerne l'ex-Clemenceau, « l'Etat s'est efforcé de conduire les opérations dans un esprit de responsabilité, à la fois sociale et environnementale […]. Il y a un vrai problème [pour les navires en fin de vie] qui se pose à toutes les nations et qui devra bien être traité en temps que tel, notamment au niveau européen, pour ce qui nous concerne, et au niveau international […]. Enfin, j'ai demandé que des mesures soient mises à l'étude, d'urgence, au plan européen d'abord, et nous saisissons immédiatement les autorités concernées, et au plan international ensuite […] pour nous doter de la filière nécessaire à la dépollution et au démantèlement des navires en fin de vie qui, je le répète, sont de plus en plus nombreux et posent un problème de plus en plus grave ». Intervention de Monsieur Dominique de Villepin, Premier ministre, lors des questions au Gouvernement à l'Assemblée nationale le mardi 21 février 2006. Sur une réponse à une question de Mme P. Adam (PS), au sujet du porte-avions Clemenceau, Dominique de Villepin a signalé que « Si votre question était venue il y a six mois, elle aurait pu peut-être éclairer le débat. Je regrette qu'elle ne vienne un peu tard. » « Alors, votre question venant un peu tard, je voudrais vous inviter à la sérénité, mais surtout, à la justice. Soyons justes. Sur un sujet aussi difficile, il n'y a pas de solution simple. Et personne, je dis bien personne, ne peut donner de leçons en la matière. Tous les pays du monde qui disposent d'une flotte sont concernés. La plupart des pays coulent leurs bateaux en fin de vie. Et c'est l'honneur de la France de rechercher d'autres solutions. » Dominique de Villepin a ajouté que « La question du démantèlement de l'ex-Clemenceau - il faut le rappeler, et je n'insisterai pas, parce que je n'ai aucun goût pour aucune forme de cruauté - s'est posée en 1997. Et l'ex-Clemenceau est resté en rade de Toulon jusqu'en 2002. A partir de cette date, le Gouvernement a recherché des solutions équilibrées et innovantes. Nous avons multiplié les efforts pour mettre au point un partenariat avec un chantier indien. Et vous me permettrez de le dire devant vous : à aucun moment nous n'avons dégagé notre responsabilité. Nous avons prévu des transferts de technologies ; nous avons prévu un accompagnement social en vue de créer une filière économiquement viable et respectueuse du développement durable dans ce pays. » « A la suite de la décision du Conseil d'Etat, le président de la République a décidé le retour en France de l'ex-Clemenceau à Brest. C'est par lui que vous l'avez appris, et non pas par la presse. Mais le Gouvernement veut tirer toutes les leçons de cette affaire, et c'est pourquoi j'ai pris avec Mme Alliot-Marie trois initiatives : Au cours de la conférence de presse qu'elle a tenue le mercredi 15 février 2006, le ministre la Défense a rappelé que l'action conduite au sujet de l'ex-Clemenceau avait « pour seul objectif de régler le problème qui nous était posé, avec le double souci de la sécurité des hommes et de la préservation de l'environnement. Nous avons agi en permanence dans le respect des décisions de justice successives ». Elle a poursuivi « en mai 2002, en arrivant au ministère de la Défense, j'ai décidé de ne pas laisser perdurer une situation qui conduisait à laisser mourir des bateaux dans les ports français. Le désamiantage et le démantèlement des navires, qu'ils soient civils ou militaires, est un problème qui est aujourd'hui posé à tous les pays possédant une marine. Il concerne et concernera dans les 20 ans à venir des dizaines de milliers de navires. Actuellement, des milliers de bateaux rouillent dans les ports, dans les cimetières marins ou sont coulés ».
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