Sur le Pavillon Français pour l’eau on peut trouver le jeu « ECO WHAT ». C’est est un outil conçu par l’Agence de l‘Eau Artois Picardie qui consiste à faire réaliser aux participants une analyse économique à l’échelle d’un bassin versant et un programme d’actions visant l’amélioration de la qualité des eaux de ce bassin.
Ensuite, un argumentaire sur le bien fondé de ce plan, à l’attention des décideurs est élaboré. Les participants sont placés dans le rôle d’un bureau de consultants. La finalité du jeu est de permettre aux participants de découvrir et d’utiliser d’un point de vue pragmatique les principaux outils de l’analyse économique et surtout, l’analyse coût-avantage. C’est également une mise en situation qui se rapproche des conditions du réel, où le travail demandé aux économistes de l’eau n’est pas tant de produire de la « théorie économique » que de rassembler dans un temps limité des arguments et des données économiques cohérents, appropriés et convaincants pour les décideurs.
Afin d'illustrer une étude du groupe Urgence Réhabilitation Développement (URD) sur l’eau et l’assainissement en contexte d’urgence, six études de cas ont été présentées sur le pavillon du Pavillon Français pour l’Eau. Ces cas mettent en exergue la diversité des enjeux et des solutions développées en situations précaires par les acteurs français de l’urgence humanitaire. Un premier temps de cet évènement parallèle s’est concentré sur les contraintes liées aux mécanismes particuliers des réponses rapides, contraintes telles que l’insécurité, le temps et la logistique (Solidarités et la Croix Rouge Française).
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Des nouvelles du partenariat français pour l’eau à Istanbul. L’accent est mit sur l’assainissement et la formation. |
Dans un second temps, les situations de crise durable et de post-urgence ont été évoquées par l’AFD, la Fondation Veolia Environnement – Veolia Waterforce et le groupe URD. Des opportunités de transition entre l’urgence et la post-crise en termes de financements et de partenariats sont actuellement étudiées et mises en oeuvre par ces entités dans le cadre de programmes d'actions ambitieux.
C’est aussi sous l’angle culturel que la journée a commencé sur le Pavillon Français pour l’Eau grâce à l’évènement parallèle « Musées virtuels de l’Eau ». Des présentations diversifiées se sont succédées traitant de thèmes liant eau et culture tels que la spiritualité de l’eau à travers une exposition de photographie.
Le film « entre l’eau et le feu » traite de la question de l’eau dans la mégalopole de Mexico, l’exposition « l’esprit de l’eau », ouverte à Rabat à la station de traitement des eaux du Bouregreg, dédiée à la sensibilisation des enfants, des jeunes et du grand public sur les questions ayant trait aux aspects culturels et spirituels de l’eau. Cet évènement était également l’occasion de présenter le site interactif de l’Académie de l’Eau sur « Eau et diversité culturelle », site qui a un double objectif : mettre à la disposition de tous, les contributions de ses membres et ouvrir un lieu de dialogue sur la thématique de l’eau et de la diversité culturelle.
La formation initiale et la formation professionnelle continue aux métiers de l’eau est un véritable enjeu étant donné les besoins dans ce domaine, en particulier au niveau des collectivités locales des pays en développement comme l’a rappelé le Secrétaire Exécutif de l’association Cités et Gouvernements Locaux Unis – Afrique (CGLU – Afrique). Des solutions existent pour répondre à ces besoins et sont proposées par des acteurs très variés. Ainsi, la Société des Eaux de Marseille (SEM), propose des formations aux métiers techniques au Maroc ou au Gabon par exemple (chercheurs de fuites, etc.). AgroParisTech propose un nouveau Master « Eau pour tous ».
Enfin, l’Office International de l’Eau (OIEau) propose de très nombreuses formations techniques aux métiers de l’eau, de tous niveaux (ouvrier, technicien, ingénieur, etc.). L’OIEau appuie par ailleurs la création de centres de formations au Mexique, en Algérie, et ailleurs afin de répondre au mieux aux besoins locaux en formation. Ainsi, les centres de formation de 15 pays se sont récemment regroupés au sein du Réseau International des Centres de Formation aux Métiers de l’Eau (RICFME).
Le Réseau de Jeunes Professionnels PROJECTION a tenu à insister sur le fait que le renforcement de capacités des services techniques locaux dans les pays en développement ne doit pas se restreindre à des formations ponctuelles mais doit être complété par un appui sur le long terme et sur le terrain. Les échanges avec le large public présent ont permis de confirmer la nécessité de donner ces formations au plus près du terrain, de manière pratique et participative. Enfin, les apprenants ne doivent pas se limiter à la technique mais doivent apprendre à être à l’écoute, en véritables « ingénieurs et techniciens aux pieds nus ».
L’Agence de l’eau Artois-Picardie, connue pour son expertise dans le domaine des outils économiques dans la gestion de l’eau, est souvent sollicitée au niveau européen pour aider certains pays à appliquer la directive cadre européenne sur l’eau. A ce titre, elle coopère de manière informelle depuis plus d’un an avec l’Arménie afin d’appuyer ce pays dans l’application de cette directive, pour la gestion des eaux souterraines et des barrages hydroélectriques en prenant en compte les impacts hydro-morphologiques et pour l’introduction de l’analyse économique dans la gestion de l’eau.