La Société Forestière, qui a choisit dès 2003 d'intégrer le changement climatique dans la gestion des forêts de ses clients, a présenté ses nouvelles orientations pour 2009-2011. Le climat change et cette donne doit être intégrée à la gestion des forêts. Nourries par les apports de la communauté scientifique, ses observations de terrain et l'échange d'expériences qu'elle a suscité entre acteurs de la forêt, cette nouvelle génération d'orientations de gestion vient autant renforcer qu'affiner les options prises.
En effet, la prise en compte des spécificités locales par massifs forestiers sera perfectionnée afin d'évaluer pour chacun autant leurs opportunités de développement, que leur niveau d'exposition aux risques et les moyens de les prévenir ou les atténuer.
« La récente tempête Klaus, celle de 1999 et la canicule sont autant de signaux forts de dérèglements climatiques qui nous rappellent à quel point il faut adapter sans tarder la gestion des forêts à la nouvelle donne climatique. Ils nous confortent dans notre décision qu'il vaut mieux agir que ne rien faire, le coût du statu quo serait bien plus élevé. 150 000 m3 de bois, en Aquitaine, par les mesures que nous avons prises, ont ainsi évité la "récolte" imposée par le vent du 24 janvier dernier. Même si bien sûr, face à des rafales de 150 km/h, aucune stratégie aujourd'hui ne peut éviter la chute des arbres. Aussi nos nouvelles orientations nous permettent de progresser pas à pas, certes, mais de façon résolue » indique Laurent Piermont, Président Directeur Général de la Société Forestière.
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La récente tempête Klaus, celle de 1999 et la canicule sont autant de signaux forts de dérèglements climatiques qui nous rappellent à quel point il faut adapter sans tarder la gestion des forêts à la nouvelle donne climatique  |
Depuis les orientations précédentes plus macroscopiques ou nationales, la Société Forestière a décidé de progresser par la prise en compte de particularités locales approfondies et analysées : « Les enseignements issus du terrain sont essentiels, les massifs ne se ressemblent pas, le sur-mesure dans l'adaptation est la voie future » souligne Laurent Piermont.
Aussi les orientations viseront désormais à :
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Appréhender localement les opportunités liées au changement climatique : la production de bois est temporairement améliorée par l'augmentation du taux de CO2. Une approche plus locale des évolutions bioclimatiques le favorisera.
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Créer une cartographie nouvelle et locale des risques par massifs forestiers : qualifier différents risques facilitera la prise de décision pour les prévenir ou les atténuer.
Les orientations pour 2009-2011 approfondissent deux options fortes :
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L'importance de l'analyse des réserves en eau des sols, de leur capacité à la restituer au moment utile. Ceci est renforcé par la prise en compte des risques de tassements des sols lors de travaux d'exploitation : « un sol tassé peut mettre des décennies à se reconstituer, la circulation d'engins doit être organisée pour en limiter les effets ».
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L'importance d'identifier des essences et variétés dites « de transition » : « Nous prolongeons notre répertoire de feuillus et résineux susceptibles de s'épanouir à la fois dans le climat actuel et dans le climat futur et nous précisons leurs différentes utilisations ».
Les nouvelles orientations s'inscrivent dans la continuité et le renforcement d'options prises en 2006, dans le cadre d'une stratégie « sans regret » (dont les options sont réversibles) et flexible afin de s'adapter à l'évolution des situations :
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Utiliser un repère : choix de l'année 2050, adopté comme un repère utile de gestion. 2050 devrait être une période charnière vers laquelle les effets du changement climatique seront d'une autre ampleur. Ainsi, ce repère permet de distinguer dès maintenant, pour leur gestion, les parcelles qui seront ou non alors à maturité.
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Raccourcir : choix de raccourcir les cycles ou révolutions de peuplement pour limiter les risques que pourraient subir les forêts de moins de 50 ans en leur permettant d'être statistiquement moins exposés aux aléas climatiques.
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Infléchir : choix d'adapter ses pratiques plutôt que les bouleverser, en privilégiant des itinéraires techniques réversibles, notamment pour pouvoir s'adapter régulièrement aux nouvelles connaissances scientifiques et observations.
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S'intégrer : choix d'intégrer ces décisions dans les principes fondamentaux de gestion durable de la forêt suivis de longue date par la Société Forestière.
La Société Forestière est devenue le leader de l'investissement forestier, s'appuyant sur une double expertise acquise dans les produits d'investissement et de la nature. La Société Forestière co-publie depuis 1995, chaque année, l'Indicateur du marché des forêts en France, devenu la référence de tous les investisseurs. Elle assure la gestion de 237 000 hectares de forêts sur près de 70 départements représentant 1 milliard d'euros d'actifs gérés. Elle intervient sur plus de 1000 forêts de feuillus ou résineux pour le compte d'investisseurs institutionnels et de particuliers.
La Société Forestière met à leur disposition une équipe de 150 spécialistes, présente sur l'ensemble du territoire avec 6 agences régionales. Elle s'est engagée dés 1991 dans une démarche innovante qui a conduit à un dispositif de gestion forestière durable, puis à la certification ISO 9001 de la société et à l'éco-certification de la totalité des forêts gérées.
La Société Forestière a bâti, progressivement, une gamme unique de « solutions nature » autour de plusieurs enjeux : forêts, climat, biodiversité, paysages.