Grenelle : après l’environnement, après le social, voici le temps du Grenelle de la Mer. Mais qu’est ce donc que ce Grenelle qui se décline à plusieurs sauces depuis un peu plus d’une année ? Le Grenelle est-il un outil marketing, un outil structurant, un outil idéologique, une méthodologie, …, nous n’avons pas de réponse, mais ce qui est sûr c’est que le Grenelle est un concept très à la mode en ces temps de crise.
C’est donc au tour de la mer, plus d’un an après le Grenelle Environnement (octobre 2007), et les mesures qui en ont découlées encore principalement axées sur l’énergie et le bâtiment, d’avoir son Grenelle. Le ministère de l’environnement ayant en effet annoncé le vendredi 27 février 2009, le lancement du Grenelle de la Mer. Jean-Louis Borloo, Dominique Bussereau, et Chantal Jouanno, ont lancé les « premières orientations du Grenelle de la mer » le 27 février 2009, avec une mission confiée au navire « La Boudeuse ».
Les ministres ont en effet confié une mission au commandant du trois-mâts d’exploration « La Boudeuse », une mission « au service des objectifs majeurs qui constituent l’étude de la biosphère, du réchauffement climatique, de la protection de l’environnement et du développement durable. »
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Le ministère de l’environnement a annoncé le vendredi 27 février 2009, le lancement du Grenelle de la Mer. C’est donc au tour de la mer, plus d’un an après le Grenelle Environnement (octobre 2007), et les mesures qui en ont découlées encore principalement axées sur l’énergie et le bâtiment, d’avoir son Grenelle.  |
Nous en avons tous conscience : la mer qui couvre 70% de la surface de notre globe, représente un enjeu majeur pour l’avenir parce que les océans et les mers sont essentiels à notre planète et ses habitants. « Les espaces maritimes demeurent en effet l’enjeu géostratégique majeur du siècle qui débute. »
« A l’heure où les atteintes et les menaces qui pèsent sur la biodiversité sont nombreuses », le ministère de l’environnement « souhaite renforcer son action en faveur de la biodiversité. L’observation approfondie des milieux marins, estuariens, fluviaux et îliens est particulièrement urgente. La connaissance et l’observation des écosystèmes et de leurs évolutions donnent des moyens incomparables d’intervention auprès des instances régionales et internationales et permettent ainsi de prendre les mesures de gestion adaptées qui s’imposent. »
De plus, « des efforts importants doivent être déployés pour faire connaître les richesses et les fragilités de la nature. Cet engagement doit également se traduire par un effort de communication important pour permettre de sensibiliser les jeunes générations aux enjeux environnementaux, économiques et sociaux de la planète. »
En charge de cette préparation au Grenelle de la mer, « le navire « La Boudeuse », battant pavillon français, se consacrera principalement aux études scientifiques et humaines concernant la biosphère, le réchauffement climatique, la protection de l'environnement et le développement durable. »
Le Grenelle de l’environnement a permis de fixer des premières orientations, visant à une meilleure prise en compte du milieu marin : développement des aires marines protégées, mise en place d’une trame verte et bleue, création d’autoroutes de la mer, développement des énergies renouvelables, affichage de la nécessité d’une stratégie nationale pour la mer, etc.
L’objectif du Grenelle de la Mer est, selon le ministère de l’environnement, « de permettre d’avancer tous ensemble : gouvernement, acteurs économiques, élus, association de protection de l’environnement et d’usagers de la mer, avec le Secrétariat Général de la mer, les ministères concernés et leurs établissements publics, pour débloquer des situations figées grâce à une méthode qui a fait ses preuves. Il s’agit in fine de tourner davantage la France vers la mer et de lui permettre d’occuper pleinement la place que lui confèrent ses espaces maritimes et que l’avenir l’invite à prendre. »
Le Grenelle de la Mer sera donc « une grande concertation avec les acteurs du monde maritime, évidemment les premiers concernés par le devenir de leurs activités et le devenir même de la mer. Avec les représentants de la société civile pour qui la mer, bien commun de l’humanité est également précieuse. »
A l’issue de ce Grenelle de la Mer qui durera environ deux mois, il s’agira d’arrêter les grandes orientations pour une politique maritime digne de ce nom. Un comité interministériel de la Mer sera invité à valider avant l’été ces grandes orientations.