La Banque mondiale soutient les efforts de reconstruction du gouvernement d’Haïti suite aux récents ouragans. La saison cyclonique 2008 s’est achevée le 30 novembre, mais ses effets resteront longtemps gravés dans la mémoire des Haïtiens.
Alors que Haïti doit faire face à des dégâts et des pertes considérables suite aux ouragans de 2008, la Banque mondiale et d’autres partenaires internationaux travaillent pour soutenir les efforts de relèvement et de reconstruction déployés par le Gouvernement haïtien.
La Banque mondiale soutient en effet les efforts de reconstruction du gouvernement d’Haïti suite aux récents ouragans. En trois semaines, à partir du 18 août, Haïti a été frappé successivement par la tempête tropicale Fay et les ouragans Gustav, Hanna et Ike. Depuis 2005, la Banque mondiale a accordé à Haïti des aides dont le montant s’élève à 260 millions de dollars, par le biais de l’Association Internationale de Développement.
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Alors que Haïti doit faire face à des dégâts et des pertes considérables suite aux ouragans de 2008, la Banque mondiale et d’autres partenaires internationaux travaillent pour soutenir les efforts de relèvement et de reconstruction déployés par le Gouvernement haïtien.  |
La saison cyclonique 2008 s’est achevée le 30 novembre, mais ses effets resteront longtemps gravés dans la mémoire des Haïtiens. Alors que le pays doit faire face à des dégâts et des pertes considérables, la Banque mondiale et d’autres partenaires internationaux travaillent pour soutenir les efforts de relèvement et de reconstruction déployés par le Gouvernement haïtien.
Suite à la demande du Gouvernement haïtien, la Banque mondiale, les Nations Unies, la Commission européenne et d’autres partenaires ont conjugué leurs efforts pour réaliser une évaluation complète des besoins du pays à la suite de la catastrophe. Cette évaluation a été financée en partie au moyen du Dispositif mondial de réduction des effets des catastrophes et de relèvement (GFDRR) administré par la Banque mondiale.
Cette évaluation révèle que les effets des récentes tempêtes représentent la plus grave catastrophe qu’a connue Haïti depuis plus d'un siècle. L’ensemble des dégâts et pertes se chiffrent à près de 900 millions de dollars, soit environ 15% du PIB du pays. L’évaluation comprend également un plan d’action stratégique détaillé visant à satisfaire les premiers besoins pour redresser le pays, lesquels représentent un coût total de $281 millions.
La Banque mondiale a commencé à contribuer au programme haïtien de gestion des risques liés aux catastrophes en 2004, à la suite de la tempête tropicale Jeanne, en mettant en place un projet pilote d’un million de dollars financé au moyen du Fonds en faveur des pays à faible revenu en difficulté (Fonds LICUS) et destiné à aider à renforcer les institutions chargées de gérer les risques associés aux catastrophes naturelles. Puis par le biais de l’IDA, Haïti a reçu un don de 12 millions de dollars au titre du Projet d’Urgence et de Gestion des Risques et Désastres (PUGRD).
Ce projet a, depuis lors, bénéficié de financements additionnels, ce qui porte le montant total à 19,4 millions de dollars. Les objectifs du projet sont les suivants : financer la reconstruction des infrastructures publiques endommagées par les catastrophes naturelles ; renforcer les capacités du pays à gérer les risques associés aux catastrophes naturelles et mieux faire face aux situations d’urgence créées par les événements naturels défavorables ; et exécuter au niveau local des sous-projets d’identification et de réduction des risques.
Ce projet a contribué à réduire significativement les pertes en vies humaines au cours des saisons cycloniques 2007 et 2008 grâce à la préparation de plans anti-catastrophes, à la formation et l'équipement de groupes d’intervention rapide, à l'introduction de systèmes de pré-alerte, à l'adaptation des abris, à la création de 54 comités locaux de protection civile et à l'exécution de projets de réduction des risques dans les zones exposées.
Si les tempêtes de 2008 ont coûté la vie à 793 personnes et affecté plus de 850.000 autres, elles ont été moins meurtrières qu’en 2004 quand la tempête tropicale Jeanne avait fait plus de 3.000 morts.
En mars 2007, la Banque mondiale a accordé à Haïti un don de 9 millions de dollars pour le financement des droits d’adhésion et des contributions pour trois ans au Mécanisme d’Assurance contre les Risques liés aux Catastrophes aux Caraïbes (CCRIF). Ce mécanisme ne couvre actuellement que les dégâts dus au vent et aux mouvements du sol, mais la Banque mondiale recherche une formule pour y inclure ceux liés aux inondations.
Après le passage de l’ouragan Noël en octobre 2007, la Banque mondiale a également alloué 10 millions de dollars supplémentaires au Projet de Transport et de Développement Territorial (PTDT) pour la réhabilitation de routes dans les régions du Sud et du Sud-est.
Depuis 2005, la Banque mondiale a accordé à Haïti des aides dont le montant s’élève à 260 millions de dollars, par le biais de l’Association Internationale de Développement qui accorde des prêts sans intérêt et des dons aux pays les plus pauvres. En outre, le pays a reçu des dons de plus de 20 millions de dollars dans le cadre de fonds fiduciaires administrés par la Banque.