Les activités géothermiques se déclinent, en France, en quatre grands secteurs:
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la valorisation, en métropole, de ressources de basse et moyenne énergie pour la production de chaleur, essentiellement par le biais de réseaux de chaleur urbains,
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les usages thermiques dans les bâtiments, par l'utilisation des pompes à chaleur géothermiques,
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la production d'électricité dans les départements d'Outre-Mer,
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la géothermie des roches profondes et fracturées, avec le pilote européen d'expérimentation scientifique de Soultz-sous-Forêts.
Selon l’ADEME, la géothermie est une source d’énergie prometteuse pour atteindre les objectifs du Grenelle de l’Environnement.
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En matière de production de chaleur par géothermie, les recommandations de l’ADEME sont de trois ordres : inventorier, informer, certifier. |
Plutôt ciblé initialement sur les réseaux de chaleur urbains et les usages thermiques, le domaine d’application de la géothermie s'est élargi ces dernières années à ceux de la production d'électricité et des pompes à chaleur sur capteurs enterrés.
L'ensemble de ces opérations permet d'économiser annuellement 1 265 GWh utiles en moyenne, soit environ 130 000 tep de combustible fossile pour un parc avoisinant 166 000 équivalent-logements. On évalue à un peu plus de 400 000 tonnes, le tonnage annuel des émissions de CO2 ainsi évitées.
En matière de production de chaleur par géothermie, les recommandations de l’ADEME sont de trois ordres : inventorier, informer, certifier.
En premier lieu l’ADEME recommande, afin de soutenir l’activité de la géothermie dans l’habitat et le tertiaire, de réactualiser les inventaires de données de sous-sols dans le but d’obtenir une meilleure connaissance des ressources exploitables. Ensuite, l'information des maîtres d'ouvrage et maîtres d'œuvre concernés (mise à disposition d'outils cartographiques sur les ressources, aide au financement d'opérations exemplaires, formation, …) doit également être accentuée. De plus, l’ADEME rappelle que l’accès à des mesures d'incitation comme la garantie AQUAPAC (garantie sur le succès de la campagne de forage) doit être facilité. Enfin, comme pour les autres filières d’énergies renouvelables, les démarches de qualité des installateurs, y compris les foreurs, doivent progresser vers une certification à l’échelle européenne.
En matière de production d’électricité, la recherche doit être poursuivie afin d’accroître la contribution de la production d'électricité d'origine géothermale dans les Départements d’Outre Mer et de mieux positionner les opérateurs géothermiques français dans les développements internationaux de la géothermie en contexte îlien.
Grâce à leur contexte volcanique, les départements d'Outre-Mer - la Guadeloupe, la Martinique et la Réunion – constituent des terrains privilégiés de production d'électricité d'origine géothermale. C'est en Guadeloupe, sur le site de la commune de Bouillante, que les projets sont aujourd'hui les plus avancés. A terme, l'électricité produite par géothermie devrait couvrir près de 20% de l'électricité consommée en Guadeloupe. Depuis 2002 d'un programme de recherches, baptisé GHEDOM, conduit par le BRGM (Bureau de Recherche Géologique et Minière) et co-financé par l'ADEME a pour objectif notamment d'accompagner le développement des extensions de production au voisinage de Bouillante. De même, parallèlement à ces actions, des campagnes d’exploration par forages sont prévues à La Réunion et en Martinique pour déterminer les potentiels de ces départements.
Enfin, s’agissant de la géothermie profonde des roches fracturées, l’ADEME souhaite également approfondir sa faisabilité, notamment dans le cadre du projet européen de recherche de Soultz-sous-Forêts. En effet, la France est engagée depuis 1987 aux côtés de l'Allemagne et de l'Union Européenne dans le domaine de la géothermie des roches profondes et fracturées. Les travaux de recherche menés sur le site de Soultz-sous-Forêts (Alsace) et les résultats très encourageants obtenus ont conduit, en 1999, à proposer la réalisation d'un pilote scientifique d'expérimentation, destiné à montrer la pertinence du concept de géothermie profonde. Si les travaux sont concluants, ceux-ci devraient conduire à l'horizon 2010-2015 à la réalisation d'un prototype industriel d'une puissance électrique de 25 MW.
Concernant les usages thermiques dans le résidentiel, voir notre article sur le positionnement de l’ADEME à propos des pompes à chaleur. Pour en savoir plus www.geothermie-perspectives.fr : site Internet développé par l’ADEME et le BRGM.