Dans la perspective du meeting des Nations Unies à Poznan en Pologne qui aura lieu du 1er au 12 décembre, voici quelques éléments de comparaison entre les objectifs nationaux et internationaux s’inscrivant dans la lutte contre le changement climatique.
Rappelons que la conférence de Poznan fait partie d’une série de meetings au cours desquels les pays membres des Nations Unies cherchent à déterminer un nouveau traité de lutte contre le changement climatique, qui viendra remplacer le Protocole de Kyoto lors de son expiration en 2012.
OBJECTIFS INTERNATIONAUX
Le Protocole de Kyoto –Le traité international engage les nations industrialisées à l’exception des Etats-Unis à réduire leurs émissions de 5% en moyenne par rapport aux niveaux de 1990, d’ici 2008-2012.
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Le futur Président Barack Obama est en faveur d'un retour aux taux d'émissions des Etats-Unis de 1990 d’ici 2020, et d'une diminution des émissions de 80% d’ici 2050 par rapport aux taux de 1990.  |
Le G8 – Les principales nations industrielles se sont mis d’accord lors d’un sommet du G8 au Japon en juillet dernier sur une « vision » commune avec l’objectif de réduire les émissions de gaz à effet de serre de 50% d’ici 2050.
Au niveau mondial – Près de 190 nations ont accepté l’an dernier d’élaborer un nouveau traité d’ici la fin de l’année 2009 pour succéder au protocole de Kyoto et qui comprendrait des objectifs de réductions des émissions plus ambitieux pour les pays riches ainsi que des engagements de la part des pays pauvres à ralentir la croissance de leurs émissions.
OBJECTIFS NATIONAUX
Etats-Unis – Le futur Président Barack Obama est en faveur d'un retour aux taux d'émissions des Etats-Unis de 1990 d’ici 2020, et d'une diminution des émissions de 80% d’ici 2050 par rapport aux taux de 1990. Les émissions des Etats-Unis étaient 14% supérieures aux niveaux de 1990 en 2006. Barack Obama affirme que les investissements dans l’énergie propre à hauteur de 150 milliards de dollars sur dix ans permettraient de créer 5 millions de nouveaux emplois.
Union Européenne – Les leaders de l’Union Européenne se sont mis d’accord en 2007 pour réduire leurs émissions de 20% par rapport aux niveaux de 1990 d’ici 2020 et de 30% si d’autres nations se fixaient cet objectif. Un sommet de l’Union Européenne les 11 et 12 décembre tentera de trouver un consensus sur les détails de la réalisation de cet objectif.
Les dirigeants européens veulent que les pays riches cherchent à réduire leurs émissions de 60 à 80% d’ici 2050 par rapport aux niveaux de 1990.
Chine – Un plan 2006-2010 vise à réduire la consommation d’énergie par unité de PIB de 20%, réduisant ainsi la croissance des émissions de gaz à effet de serre du pays. Pékin prévoit également de quadrupler le PIB entre 2001 et 2020 tout en ne multipliant que par deux la consommation d’énergie. Pékin a déclaré que le gouvernement dépenserait 586 milliards de dollars supplémentaires pour aider à booster la demande, et pour investir dans les secteurs écologiques.
Inde –New Delhi affirme que sa priorité doit rester la croissance économique pour mettre fin à la pauvreté tout en passant aux énergies propres et notamment à l’énergie solaire. Un plan climatique publié en juin ne fixait pas d’objectifs de réduction des émissions de gaz à effet de serre mais indiquait que les émissions par tête ne dépasseront jamais celles des nations riches.
Japon – Tokyo prévoit de réduire ses émissions de gaz à effet de serre de 60 à 80% d’ici 2050 par rapport aux niveaux de 2005.
Canada – Le plan du gouvernement vise à réduire les émissions nationales de 20% en dessous des niveaux de 1990 et envisage de réduire ses émissions de 60 à 70% d’ici 2050 par rapport aux niveaux de 2006.
Corée du sud – Le gouvernement prévoit l’an prochain de fixer un objectif 2020 de réduction de ses émissions de gaz à effet de serre.
Australie – le gouvernement de centre-gauche a pour objectif de réduire de 60% les émissions du pays d’ici 2050 par rapport aux niveaux de 2000. Il devrait annoncer un objectif 2020 dans les prochains jours.
Norvège – Le pays vise à réduire ses émissions de 30% d’ici 2020 par rapport aux niveaux de 1990 et de devenir une nation « neutre en carbone » d’ici 2030, ce qui signifie que toute émission dans un secteur serait compensée ailleurs.