Mécontents de la vitesse avec laquelle les gouvernements nationaux luttent contre le changement climatique, treize gouverneurs des Etats-Unis ont rejoint leurs homologues de six autres pays mercredi et ont promis de coopérer pour réduire leurs émissions de gaz à effet de serre.
La déclaration, annoncée par le gouverneur de la Californie, Arnold Schwarzenegger, a mis fin à un sommet de deux jours sur le changement climatique que ce dernier avait organisé à Bervely Hills et auquel participaient plus de 800 responsables de l’environnement et hommes politiques venant des gouvernements de province, d’Etat ou de région de plus de 19 nations.
« En regroupant nos forces avec nos partenaires du monde entier, nous prendrons des décisions strictes pour restaurer la santé de notre planète » a déclaré Arnold Schwarzenegger.
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La déclaration annoncée par Arnold Schwarzenegger promet aux signataires le partage de la technologie et la réalisation « de réductions quantifiables des émissions de gaz à effet de serre de manière collective ». |
Le sommet a commencé mardi avec un message vidéo du futur président des Etats-Unis, Barack Obama, dans lequel ce dernier promettait de « s’engager vigoureusement » dans les négociations internationales sur le changement climatique dès qu’il prendrait ses fonctions.
Le démocrate a également déclaré qu’il prendrait des mesures pour réduire les émissions des Etats-Unis de plus de 80% d’ici 2050. Il a également confirmé son projet de lancer un système de marché de permis d’émissions qui limitera les émissions de dioxyde de carbone tout en autorisant les industries à s’échanger entre elles des permis d’émissions pour atteindre leurs objectifs.
La proclamation de mercredi a été signée par Arnold Schwarzenegger et douze autres gouverneurs des Etats-Unis, ainsi que par les représentants d’Etats ou de provinces du Canada, du Mexique, du Brésil, de l’Inde et de l’Indonésie. Le responsable principal du changement climatique en Chine, Gao Guangsheng, a signé le document en tant que « témoin honoraire ».
Cette déclaration de deux pages promet aux signataires le partage de la technologie et la réalisation « de réductions quantifiables des émissions de gaz à effet de serre de manière collective ».
Mais le document ajoute que les nations en développement et industrialisées n’ont pas les mêmes responsabilités ni les mêmes capacités.
Le communiqué promet également des efforts plus importants en matière d’adaptation aux impacts régionaux du changement climatique, à savoir l’augmentation du niveau des mers, l’aggravation des sécheresses, les tempêtes plus fréquentes… » et d’aider « ceux qui sont les plus affectés, ou ceux qui souffrent le plus des conséquences du changement climatique ».
Par ailleurs, le document fait référence à des industries comme la foresterie, l’agriculture, l’énergie, les transports, l’aluminium, l’acier et le ciment comme celles sur lesquelles devront se concentrer les réductions d’émissions.
Malgré le fait que la déclaration n’est pas une valeur contraignante, Arnold Schwarzenegger a déclaré qu’elle démontrait la « volonté » des signataires à agir. Il a ajouté qu’elle établissait également un cadre de travail pour les négociateurs qui se rencontreront en Pologne le mois prochain pour discuter d’un nouvel accord de lutte contre le changement climatique.
Les Etats-Unis sont la seule nation industrialisée qui n’a pas encore ratifié le Protocole de Kyoto, l’actuel traité en la matière. L’administration du Président G.W. Bush a toujours refusé de le signer si les nations émergentes comme la Chine et l’Inde ne se voyaient pas imposer d’objectifs de réduction de leurs émissions.
De nombreux Etats américains ont pris des mesures pour contrôler leurs émissions de gaz à effet de serre, tels que la Californie.
Arnold Schwarzenegger, un républicain, a déclaré que son propre parti « avait été un peu lent sur les questions d’environnement » et a reconnu que l’élection de Barack Obama allait changer cette dynamique.