Les autorités belges ont lancés un appel à la prudence après le plus grave incident nucléaire qui n’est jamais eu lieu en Belgique, un incident nucléaire classé au niveau 3 sur l’échelle internationale des événements nucléaires (INES) survenu à l'Institut des Radioéléments (IRE), un laboratoire de production de Radio-isotopes à usage médical.
Les autorités belges ont annoncé aux riverains d'un laboratoire médical des risques de contamination nucléaire après une fuite d'iode radioactif le week-end dernier. Il s’agit du plus grave incident nucléaire survenu en Belgique. L'Agence Fédérale pour le Contrôle Nucléaire (AFCN) a par ailleurs décidé d'arrêter la production de l'Institut des Radioéléments (IRE).
Après le rejet dans l’environnement d’iode radioactif de l'Institut des Radioéléments (IRE), le Centre de Crise du Service Public Fédéral (SPF) Intérieur recommande à la population de plusieurs communes proches de Fleurus (Fleurus, Wanfercée Baulet, Keumiée) de ne plus consommer les fruits et légumes feuillus du potager et de ne pas utiliser d'eau de pluie. La consommation de produits laitiers frais des environs est également fortement déconseillée.
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La Belgique a connu son plus grave incident nucléaire à Fleurus avec le rejet d'iode radioactif dans l'environnement. |
Le week-end dernier, un rejet d’iode radio-actif a été constaté. L’Agence Fédérale de Contrôle Nucléaire (AFCN) a estimé l’incident comme sérieux et l’avait placé au niveau 3 sur 7 de l’International Nucleair Incident Scale (INES), dans l’attente d’un possible nouveau classement.
Dans un premier temps, les autorités n’avaient mesuré aucun risque pour l’environnement. Mais, l’AFCN a poursuivi ses mesures sur le terrain, récoltant des échantillons d’herbe dans l’environnement direct du site, et des mesures plus élevées d’iode radioactif ont été constatées.
Suite aux premiers résultats des analyses supplémentaires de l’AFCN, une réunion a été convoquée au Centre de crise de l’Intérieur, et par précaution, les autorités belges recommandent à la population de ne pas consommer des fruits et légumes feuillus venant du jardin, ainsi que l’eau de pluie. De plus, elles précisent qu’en l’état actuel de la situation, suite à cet incident nucléaire, « il n’y a pas lieu d’ingérer de comprimés d’iode. » Ces recommandations restent d’application « jusqu’à nouvel ordre », les autorités belges suivent la situation « de près. »
L'Agence fédérale de contrôle nucléaire (AFCN) a par ailleurs émis des critiques sur l'Institut des radioéléments (IRE) de Fleurus pour le délai qui s'est écoulé entre l'incident nucléaire, qui s'est donc déclaré le week-end dernier, et l'alerte lancée auprès de l'Agence.
Depuis ce vendredi matin, les experts et les autorités concernées se sont à nouveau réunis au Centre de Crise de l’Intérieur afin d’assurer le suivi la situation (notamment L’Intérieur, la Santé publique, l’AFCN, l’AFSCA, l’IRM et l’IRE).
« Le traitement de certains échantillons est encore en cours. Ensuite, ils seront analysés en vue de la formulation de nouvelles recommandations. Dès que l’information sera disponible, la possibilité d’une éventuelle adaptation des mesures sera discutée » précisent les autorités. De plus l’effet d’une éventuelle consommation des légumes et fruits du jardin sur l’individu est calculé afin d’en informer correctement la population de la zone concernée par cet incident nucléaire.