Une association marseillaise de défense de l'environnement, Ecoforum, a mis en ligne sur Internet des cartes de la pollution de l’air (ou pollution atmosphérique) générée par la circulation automobile à Paris, Marseille et à Lyon, Villeurbanne. Pour la première fois à Marseille, Lyon et Paris, une carte en couleur présente les différents niveaux de pollution au dioxyde d'azote (NO2), quartier par quartier, rue par rue.
L'association marseillaise de protection de l’environnement Ecoforum, membre de l'Alliance pour la planète, a publié sur son site des cartes de la pollution de l'air, pour les trois grandes villes françaises Marseille, Lyon / Villeurbanne et Paris.
C’est, selon l’association de défense de l’environnement, la première fois que l’on dispose de cartes sur la pollution de l’air en couleur et en haute définition. C’est la « première fois que l’on dispose en France sur une même carte, et avec autant de précision, des niveaux de pollution en situation de fond et à proximité du trafic. »
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C’est la « première fois que l’on dispose en France sur une même carte, et avec autant de précision, des niveaux de pollution en situation de fond et à proximité du trafic. » |
Sur les trois cartes proposées, les villes de Lyon et de Villeurbanne sont les moins bien représentées en terme de pollution de l’air par la circulation. Mais sans surprise, les grands axes de circulation, avec le boulevard de ceinture (boulevard périphérique), ou encore l’axe nord-sud longeant le Rhône, et le centre ville sont les endroits les plus pollués en dioxyde d’azote avec des concentrations moyennes de plus de 60 µg/m3/an, dépassant largement la valeur limite 2010 de 40 µg/m3/an en dioxyde d’azote.
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La carte de la pollution de l'air à Lyon Villeurbanne |
Selon Ecoforum, l’impact de la pollution de l’air sur la santé n’est plus à prouver : « perte de l’espérance de vie, décès prématurés, hospitalisations… 3.4 millions de Franciliens vivent dans des zones qui dépassent la valeur limite 2010 de 40 µg/m3/an en dioxyde d’azote (NO2), un polluant principalement rejeté par les véhicules, qui se transforme en particules de nitrates). »
Pour l’agglomération marseillaise, l’association de défense de l’environnement estime ce chiffre à « 400.000 personnes au moins ». La pollution de l’air dans les villes est un cocktail de polluants gazeux, tels que le dioxyde d’azote ou l’ozone, et de particules fines suffisamment petites pour entrer dans les poumons et même passer dans le sang.
Pour le président d'Ecoforum, Victor-Hugo Espinosa, « ATMO PACA vient de publier les cartes résultant de 303 points de mesure du dioxyde d’azote dans différents environnements de Marseille entre 2001 et 2005. C’est la première fois que l’on dispose sur une même carte, et avec autant de précision, des niveaux de pollution en situation de fond et à proximité du trafic . »
Ecoforum se félicite de « cet outil précieux qui représente une aide à la décision, un conseil visuel et chiffré en direction des acteurs politiques. Nous demandons que ces éléments soient mieux intégrés dans le futur Plan de Déplacements Urbains (PDU) et les choix d’aménagement de la ville. »
« Nous constatons dans ces études, que la pollution d’origine automobile (dioxyde d’azote, Benzène, Particules) peut être jusqu’à 3 fois plus élevée dans des situations de proximité automobile (voies de trafic de plus de 10.000 véhicules/jour et trottoirs attenants) que dans les quartiers, rues et ruelles moins fréquentés, ajoute Victor-Hugo Espinosa. Dans les centres-villes, la pollution est ainsi 30% plus importante que dans des quartiers périphériques. »