Les enseignants se disent prêts dans une très large majorité à accueillir dans leurs classes des enfants qui ont un handicap mental. Selon un sondage réalisé par IPSOS, à l’initiative de l'Union nationale des associations de parents, de personnes handicapées mentales et de leurs amis (UNAPEI), 86 % des enseignants estiment qu'il est possible d'accueillir des enfants qui ont un handicap mental dans leurs classes.
Selon l’enquête Unapei-Ipsos, sur la « scolarisation des enfants handicapés mentaux » réalisée auprès des enseignants du primaire, « 86% des enseignants se disent prêts à accueillir des enfants handicapés mentaux. »
Pour l’association, cette déclaration positive des enseignants ne masque en revanche « pas les difficultés. » Les enseignants dénoncent en effet « les lacunes de leur institution » pour l’accueil des enfants qui ont un handicap mental tels que la sensibilisation, l’information, des formations adéquates, … .
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86% des enseignants se disent prêts à accueillir des enfants handicapés mentaux, sous certaines conditions, notamment de formations adéquates. |
Ainsi, 86% des enseignants, non spécialisés, ont le sentiment qu’il est « aujourd’hui possible d’accueillir des enfants ayant un handicap mental au sein de leur école », et 63% des enseignants qui ont déjà accueilli des enfants handicapés « considèrent qu’un élève handicapé mental pourrait intégrer leur établissement, sans conditions. »
En revanche, les enseignants non spécialisés de l’école primaire sont seulement 26% a avoir déjà accueilli un enfant handicapé mental au cours de ces trois dernières années. La majorité des enseignants (51%) qui n’ont jamais accueilli d’enfants handicapés « estime qu’une meilleure information est essentielle, et pas simplement importante (43%). »
Plus de 80% des enseignants souhaitent confronter leurs expériences de l’accueil d’un enfant handicapé mental avec d’autres enseignants, et près de 80% souhaitent rencontrer des enseignants spécialisés qui interviennent en établissements ou en services médico-sociaux.
Enfin, 73% des enseignants « affichent la volonté de rencontrer et discuter avec les associations représentant les personnes qui ont un handicap mental. » L’Unapei estime qu’aujourd’hui, « il y a un réel déficit de formation des enseignants aux réalités du handicap. Le module proposé dans les instituts de formation des maîtres, quand il existe, reste facultatif et ne fait l’objet d’aucune évaluation. La formation des enseignants spécialisés est plus complète, mais de nombreux postes sont encore assurés par des professeurs non formés.
Elle demande donc la généralisation d’une formation au handicap et l’obligation pour tous les enseignants de la suivre, afin qu’ils soient correctement informés et préparés à l’accueil d’un enfant handicapé. L’Unapei demande au Ministère de l’éducation nationale de permettre aux associations d’intervenir dans ces formations et d’instituer ce principe.
L’Unapei, avec le soutien des centres Leclerc, a confié à Ipsos la réalisation ce cette enquête sur la « scolarisation des enfants handicapés mentaux » auprès d’un échantillon représentatif de 608 enseignants dont 404 exerçant dans des milieux scolaires primaires ordinaires, 102 enseignants de Classes d’Intégration Scolaire (CLIS) et 102 enseignants référents. Ils ont été interrogés par l’institut de sondage, par téléphone, du 16 juin au 5 juillet 2008.