La confirmation de plusieurs foyers de fièvre catarrhale ovine, également appelée maladie de la langue bleue, dans le nord de l'Ardèche étend le périmètre interdit, qui affectait les départements de la Loire, de la Haute Loire et de l'Isère, à neuf cantons du département de la Drôme.
Les nouveaux cantons concernés sont ceux de Grand Serre, Saint Vallier, Tain l'Hermitage, Bourg-de-Péage, Chabeuil, Romans-sur-Isère, Saint-Donat-sur-l'Herbasse, Bourg-lès-Valence, et Valence.
Selon le ministère de la santé, la fièvre catarrhale ovine, ou maladie de la langue bleue, est une maladie virale. La transmission se fait presque exclusivement par l'intermédiaire de moucherons piqueurs du genre Culicoïdes (C. imicola est le principal vecteur). Ils contaminent les animaux en les piquant.
Cette maladie ne touche que les ruminants et se manifeste chez les ovins principalement par différents symptômes : fièvre, boiteries, oedèmes, cyanose des muqueuses, amaigrissement pouvant conduire à la mort des animaux ou à une guérison lente avec d'importantes pertes économiques, précise le ministère de la santé.
Selon la préfecture de la Drôme, des suspicions de foyers de fièvre catarrhale ovine (FCO) « sont en cours d'investigation dans trois cheptels du département. »
La préfecture de la Drôme rappelle les mesures à prendre dans les élevages de ruminants situés dans le périmètre interdit et soumis aux dispositions de l’arrêté préfectoral portant délimitation de, périmètre interdit (APDI) du 19/08/08 envoyé aux maires des communes concernées.
Il convient de désinsectiser les animaux sensibles (ruminants) et leurs bâtiments d’élevage, de nettoyer les abords et les lieux d’hébergement. Les véhicules quittant une exploitation pour sortir du périmètre interdit doivent être désinsectisés. Toute suspicion de fièvre catarrhale ovine, ou maladie de la langue bleue, doit être déclarée au vétérinaire sanitaire de l’exploitation. Enfin, tout animal suspect doit être maintenu sur l’exploitation jusqu’à confirmation du diagnostic par résultat d’analyse.
Pour les élevages dans lesquels un cas de fièvre catarrhale ovine est suspecté puis confirmé il faut signaler au plus tôt cette suspicion au vétérinaire sanitaire, ce sera le premier pas de l’enquête mais également la date à partir de laquelle la DDSV prendra en compte les indemnisations des animaux euthanasiés ou morts. Il est ensuite nécessaire de procéder à la désinsectisation des animaux. Ces opérations réitérées (produit utilisé, dose, date d’application) devront être portées sur le registre d’élevage. Les animaux infectés devront rester confinés pendant 60 jours et les euthanasies pourront être pratiquées sur les animaux dont le pronostic vital est engagé.
En dehors du périmètre interdit, seule la désinsectisation et la vaccination des animaux sont fortement recommandées.
La vaccination constitue le meilleur rempart contre la maladie de la langue bleue, souligne la préfecture, à l’échelon du cheptel, mais également à l’échelon d’une zone géographique où le moucheron piqueur peut être présent et diffuser le virus pour lequel les animaux malades constituent un réservoir.
« Si la vaccination reste facultative, elle représente une prise de responsabilité à la fois individuelle pour son cheptel mais également collective pour les animaux avoisinants. Il convient de se rapprocher des vétérinaires qui prodigueront les meilleurs conseils et assureront les commandes de vaccins auprès de la direction départementale des services vétérinaires. Les doses sont disponibles et la couverture vaccinale peut être atteinte avant l’émergence des foyers, notamment dans le sud du département, les vallées ou pour les animaux en retour de transhumance » ajoute la préfecture.
L’acte vaccinal est pris en charge par l’Etat à hauteur de 50% à concurrence de 1€ par injection pour les bovins et 0,75€ pour les ovins. Pour les caprins, le protocole de vaccination actuel est comme pour les bovins deux injections à 28 jours d’intervalle. L’Etat participant à hauteur de 0,375€ par injection.