La Direction Générale de la santé a indiqué que la jeune femme habitant à Gennevilliers en Ile-de-France, qui était suspectée d’être infectée par le virus du chikungunya, ne l’était finalement pas, ou du moins pas assez pour déclencher le branle-bas de combat.
Ainsi, le ministère de la santé indique : « Les résultats ne sont pas conclusifs et il y a des sérologies discordantes avec des éléments divergents dans l’analyse déjà effectuée »
L’Institut de veille sanitaire (InVS) parle de son côté d’un « cas faiblement positif ».
Bien difficile de savoir si les responsables cherchent à dissimuler la vérité pour ne pas créer un vent de panique en plein mois de juillet ou s'il s'agit réellement d'un faux positif.
D’après le site Nouvelobs.com, les premiers résultats des tests préliminaires effectués par la jeune femme, montreraient néanmoins qu’elle est bien infectée par le virus du chikungunya. Ainsi, pour le Dr Gerber, médecin sur l'île de la Réunion, ces résultats « signifient bien qu’elle a le Chikungunya ».
Les affirmations du ministère qui conclut de son côté à un « faux positif » sont bien moins alarmantes, ce qui n’est pas pour rassurer la principale intéressée : « on a remis la fiabilité des tests en cause. Une fois que l’affaire est devenue publique, ce qui était avéré est devenu douteux ? Mais il est bien écrit noir sur blanc que je suis atteinte du Chikungunya, non? » déclare la jeune femme en question.
Il faut avouer qu’il y a de quoi être dérouté : d’abord les premiers des résultats des analyses semblaient clairs : « Présence d’ImG anti-virus Chikungunya. Résultat en faveur d’une infection aigüe ou récente par un Alphavirus » indiquaient très officiellement ces résultats.
Mais après « contre-expertise » du ministère, il s’agit soudain d’un « faux positif » qui ne pourra pas être confirmé sans effectuer de nouveaux prélèvements. Les résultats de ces derniers, seraient « à 95% négatifs » selon le ministère.
Alors que les symptômes évoqués par la patiente sont clairs et semblent sans appel, le gouvernement s’échine à multiplier les tests pour essayer d’infirmer ce cas de chikungunya, qui serait une première dans la région parisienne.
La patiente affirme avoir ressenti une « douloureuse sensation de blocages à la nuque, aux poignets, à n’en plus pouvoir faire la cuisine », avoir été victime d’une « terrible fatigue au point de m’endormir au travail », avoir connu quelques épisodes de fièvre avant une éruption cutanée ».
Si tous ces symptômes correspondent trait pour trait au virus du chikungunya, ce cas avéré du virus dans l’hexagone ne serait pas en adéquation avec les affirmations du ministère selon lesquelles le moustique porteur du virus « n’existe pas en région parisienne ». Or la patiente n’a pas quitté la région depuis le mois de mai.
Cependant, la ministre de la santé elle-même a lancé la semaine dernière l’alerte au chikungunya, dans la mesure où le moustique aurait été repéré dans plusieurs départements du sud-est de la France.
Le ministère finira-t-il par confirmer que la jeune femme est bien malade du chikungunya ou y aura-t’il encore un énième retournement de situation ?