La chasse aux moustiques vecteurs du virus du Chikungunya est ouverte dans le sud-est. La ministre de la Santé Roselyne Bachelot a mis en garde la population contre les risques d’épidémie de chikungunya et de dengue en France métropolitaine.
Après l'épidémie qui a touché le nord de l’Italie l'été dernier, la ministre de la Santé, Roselyne Bachelot, craint en effet qu’une épidémie de chikungunya et de dengue puisse toucher la France métropolitaine.
La ministre de la Santé Roselyne Bachelot s’est rendue le vendredi 18 juillet 2008 dans les Alpes-Maritimes, pour présenter le nouveau plan d’information et de lutte contre la dissémination de la dengue et du chikungunya en France métropolitaine et pour soutenir les acteurs locaux qui sont impliqués dans ce dispositif préventif.
Alors que le plan 2007 de lutte contre la dissémination de la dengue et du chikungunya était composé de 3 niveaux de risque à titre de prévention, le plan 2008 est renforcé de 3 autres niveaux pour permettre de « gérer une éventuelle épidémie » de dengue et de chikungunya au niveau national : Niveau 3 : détection de cas groupés ; Niveau 4 : détection de plusieurs foyers ; Niveau 5 : gestion épidémique.
Un plan de communication a été préparé par les services du ministère de la santé avec la participation de l’Institut national de prévention et d’éducation pour la santé (INPES) pour favoriser l’information et la communication par les autorités locales et nationales, et sensibiliser la population sur la gestion d’une épidémie de dengue et de chikungunya. De plus, un « dossier spécial chikungunya » sera diffusé prochainement auprès des professionnels.
Mais quels sont les risques d’épidémie en France métropolitaine ? La ministre de la santé a rappelé que le moustique Aedes albopictus est en France, appelé aussi moustique tigre, le vecteur de ces maladies virales, et qu’il est sous surveillance depuis 1998. Le moustique Aedes albopictus a déjà colonisé les Alpes maritimes en 2004, la Haute-Corse en 2006, et la Corse du sud et le Var en 2007. De manière générale, les régions PACA, Corse, et Languedoc-Roussillon sont des zones géographiques qui présentent un fort potentiel de développement d’Aedes albopictus, et donc des risques de survenue d’épidémie de dengue et de chikungunya.
Roselyne Bachelot a aussi rappelé qu’une dizaine de cas d’importation étaient survenus l’an dernier dans le sud de la France, principalement de dengue. Elle a ajouté que l’épidémie de chikungunya qui a eu lieu à la Réunion a montré « à quel point l’effort des particuliers s’avère essentiel dans la lutte contre la prolifération des insectes vecteurs » de ces maladies.