L’Agence pour la Protection de l’Environnement des Etats-Unis (EPA), qui est accusée de minimiser l’impact du changement climatique sur l’environnement, a déclaré jeudi que le réchauffement climatique sontituait une réelle menace pour la santé humaine et le mode de vie des américains.
Les risques comprennent les décès liés à la chaleur, l’augmentation du nombre de maladies liées au cœur et aux poumons du fait de l’augmentation de la concentration d’ozone dans l’atmosphère, et les problèmes de santé liés aux cyclones, les précipitations extrêmes et les incendies, a indiqué l’EPA dans un nouveau rapport.
« Le changement climatique pose un risque réel pour la santé humaine et les systèmes humains qui soutiennent notre mode de vie aux Etats-Unis » a indiqué Joel Scheraga de l’EPA.
Le rapport ne spécifie pas combien d’individus aux Etats-Unis pourraient décéder à cause du changement climatique et de ses impacts, parce que le nombre peut changer si des mesures sont prises, a indiqué Joel Scheraga.
« Nous ne disons pas dans ce rapport que plus d’individus décèderont à l’avenir à cause du changement climatique » a-t-il indiqué. « Ce que nous disons c’est qu’il y a un risque accru de mortalité à cause des canicules qui auront lieu dans le futur en lien avec le changement climatique ».
« Nous avons l’opportunité d’anticiper ces risques accrus… et nous avons le devoir de nous préparer pour l’avenir afin de limiter ces risques ».
Se bornant à étudier l’impact du changement climatique aux Etats-Unis, le rapport de l’EPA indique une hausse probable des germes dans l’eau et la nourriture au fur et à mesure que le monde se réchauffera.
De même, les inégalités constatées actuellement dans le système de soin médical aux Etats-Unis seront probablement exacerbées par le changement climatique : « la plupart des effets sur la santé sont susceptibles d’affecter de manière disproportionnée les pauvres, les plus âgés, les handicapés et les personnes qui ne sont pas assurées ».
Le changement climatique devrait également affecter les ressources en eau du pays, avec un flux réduit de l’eau dans les fleuves, des niveaux d’eau souterraine plus bas et plus de sel dans les fleuves côtiers, d’après ce qu’indique le rapport.
Les individus qui habitent le long des côtes seront confrontés aux conséquences de l’augmentation du niveau de la mer et aux phénomènes climatiques extrêmes tandis que les habitants des villes doivent s’attendre à une hausse de la demande en énergie pour refroidir les bâtiments, même si la demande en chauffage déclinera probablement.
Le rapport de l’EPA reprend les mêmes éléments qu’un document que l’agence a publié lundi qui montrait que le changement climatique mettait en danger la santé humaine. Ce document faisait partie d’une réponse de l’EPA à une décision de 2007 de la Cour Suprême des Etats-Unis qui avait déclaré que l’EPA avait le pouvoir de réguler les émissions de gaz à effet de serre si elle découvrait qu’elles nuisaient à la santé humaine.
Cependant, l’agence a indiqué qu’aucune action ne serait prise avant le départ de l’administration Bush en janvier.