Dans le cadre de sa politique visant à renforcer l’action de la santé publique en cas d’urgence, l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) participera à un test de plans d’urgence radiologique en simulant un accident dans la centrale nucléaire de Laguna Verde au Mexique, les 9 et 10 juillet prochains.
Cet exercice sera coordonné par l’Agence Internationale de l’Energie Atomique (AIEA), une organisation qui dépend directement du Conseil de sécurité des Nations unies. Basée à Vienne, en Autriche, elle cherche à promouvoir les usages pacifiques de l'énergie nucléaire et à limiter le développement de ses applications militaires.
Un total de 74 états membres de l’AIEA et 10 organisations internationales devront participer à cet exercice de 48 heures, qui simulera une situation d’urgence radiologique à la centrale nucléaire de Laguna Verde à Alta Lucero au Mexique, d’après ce que l’AIEA a déclaré dans un communiqué.
Le but est d’évaluer la préparation nationale et internationale pour une situation d’urgence nucléaire ou radiologique.
L’AIEA a insisté cependant, pour dire qu’il ne s’agirait que d’un accident nucléaire « virtuel » et que l’exercice ne poserait aucun risque pour le public ou l’environnement.
« Cet exercice fournira l’opportunité d’identifier les points faibles dans les systèmes nationaux ou internationaux de réponse aux situations d’urgence pour minimiser les conséquences d’un accident nucléaire » a indiqué le communiqué.
« Il évaluera les aspects techniques des mécanismes mondiaux de réponse et jugera de l’efficacité des communications entre les partenaires de crises potentielles ».
Dans le cadre de cet exercice, l’OMS testera en particulier son Centre stratégique d'opérations sanitaires et son réseau pour la préparation et l'assistance médicales en cas de situation d'urgence radiologique (REMPAN). L’OMS se sert de ces outils pour détecter et évaluer les risques pour la santé publique ainsi que pour intervenir sous l’égide de deux conventions d’urgence et du Règlement sanitaire international (RSI-2005).
Ce genre d’exercice a pour but principal de tester les réseaux de communication et les dispositifs d’aide internationale.
Des tests similaires ont été effectués dans le passé, notamment dans la centrale nucléaire française de Gravelines en France, et dans la centrale nucléaire de Cernavoda en Roumanie en mai 2005.
Une fois que l’exercice est terminé, l’AIEA préparera et publiera un rapport, résumant les principaux résultats de la simulation et fournissant un aperçu des points faibles potentiels dans les systèmes nationaux et internationaux de réponse aux situations d’urgence nucléaire et radiologique.
En plus de l’AIEA, l’Organisation pour l’Agriculture et l’Alimentation des Etats-Unis (FAO), l’Agence pour l’Energie Nucléaire de l’Organisation pour la Coopération et le Développement Economique (OCDE), l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), l’Organisation de la santé Pan Américaine (PAHO), l’organisation Météorologique Mondiale (WMO), l’organisation Internationale pour l’Aviation Civile, la Commission Européenne, EUROPOL et INTERPOL prendront part à l’exercice.