Le Programme des Nations Unies pour l'environnement (PNUE), la voix de l'environnement au sein des Nations Unies, a publié un atlas de photographie sur la perte de la biodiversité en Afrique.
Selon le Programme des Nations Unies pour l'environnement (PNUE), les changements environnementaux redessinent l'Atlas de l'Afrique. Le changement environnemental en Afrique, avec la fonte des glaces du Mont Kilimandjaro, l'assèchement du lac Tchad, la baisse des niveaux d'eau du lac Victoria, la disparition des glaciers dans les Monts Rwenzori, en Ouganda, la perte de l'unique "fynbos" végétation du Cap, ..., modifient considérablement l’atlas de ce continent.
Cet Atlas, produit par le Programme des Nations des Nations Unies pour l'Environnement(PNUE), montre comment les choix de développement, la croissance démographique, le changement climatique et, dans certains cas, les conflits affectent les ressources naturelles de l’Afrique.
Ce document de près de 400 pages a été présenté le mardi10 juin 2008 par le Président Thabo Mbeki, de l'Afrique du Sud, pays hôte de la Conférence Ministérielle Africaine de l'Environnement (CMAE).
Cet ouvrage intitulé « Afrique: Atlas de notre environnement Changeant » propose plus de 300 photographies prises par satellite dans tous les pays d'Afrique dans plus de 100 endroits. Les photos « avant » et « après » ont été prises sur une période qui couvre 35 ans. Elles donnent une image véritablement frappante de la transformation de l'environnement à travers le continent africain.
Cet atlas montre aussi, au delà des phénomènes déjà connus du grand public, comme la fonte des glaces du Mont Kilimandjaro, l'assèchement du lac Tchad ou encore la baisse des niveaux d'eau du lac Victoria, d’autres phénomènes moins connus comme la disparition des glaciers du Mont Rwenzori (Ouganda) qui a diminué de 50% entre 1987 et 2003, l'élargissement des corridors de déforestation qui ont suivi l'expansion des routes dans le nord de la République Démocratique du Congo depuis 1975, la disparition d'une grande partie du forêt épineuse Malgache du Sud du Madagascar entre 1973 et 2003, l'expansion spectaculaire de Dakar (Sénégal) pendant le dernier demi-siècle, la perte de l'unique "fynbos" végétation du Cap Vert.
Des actions visant à protéger l’environnement et la biodiversité sont également photographiées comme la diminution de l’exploitation des forêts du Mont Kenya, l'expansion des zones humides résultant d'un projet de restitution dans et autour du parc national Diawling en Mauritanie, un nouveau plan de gestion du barrage Itezhi-tezhi en Zambie, l'action sur le surpâturage dans le Parc national du Sidi Toui au sud de la Tunisie, …
Cependant, la perte des forêts est une grande préoccupation dans 35 pays africains, y compris la République Démocratique du Congo, le Malawi, le Nigeria, le Rwanda, ... L'Afrique perd plus de quatre millions d'hectares de forêt chaque année - deux fois le taux mondial moyen de déforestation, selon l'Atlas. Celle-ci est suivie de près par la perte de la biodiversité qui concerne dans 34 pays comme l'Angola, l'Éthiopie, le Gabon, le Mali, … La dégradation des terres est également un grand souci pour 32 pays africains.
Plus de 300 millions de personnes sur le continent font déjà face à la rareté de l'eau et les zones qui ont des pénuries d'eau en Afrique sub-saharienne augmenteront probablement de près d'un tiers d'ici 2050.
Le changement climatique accélère beaucoup de ces problèmes et est susceptible d'augmenter les transformations déjà profondes qui se déroulent dans tout le continent.