Le Danemark a demandé aux nations limitrophes de l’Arctique mercredi d’éviter de se battre pour les ressources de la région et a demandé à tous les pays d’attendre une décision des Nations Unies à propos des revendications territoriales de chacun avant d’agir.
Le ministre des affaires étrangères du Danemark Per Stig Moller rencontrera les dirigeants de la Norvège, du Canada, de la Russie, des Etats-Unis et du Groenland la semaine prochaine.
L’Arctique pourrait représenter un quart des dépôts encore inconnus à ce jour dans le monde de gaz et de pétrole, d’après certaines estimations.
Les pays qui entourent cet océan recouvert de glace se bousculent pour revendiquer le fond marin dans le Bassin Polaire et ont cherché à défendre leurs revendications scientifiques dans le cadre d’une Convention des Nations Unies pour étendre leur souveraineté territoriale.
« J’aimerais que nous envoyions un signal politique clair qui indiquerait que nous suivrons les règles déjà en place et que nous résoudrons tout conflit en accord avec la loi internationale » a déclaré le ministre des affaires étrangères du Danemark.
En dehors des revendications territoriales concernant l’Arctique, les pays prévoient également de discuter d’une coopération possible lors d’accidents, pour la sécurité maritime et pour les fuites de pétrole, lors de leur rencontre qui aura lieu du 27 au 29 mai à Illussat au Groenland.
Le ministre des affaires étrangères du Danemark a déclaré qu’il était certain que la conférence déboucherait sur une déclaration établissant que les Nations Unies prendront une décision sur les conflits territoriaux « pour que nous n’ayons pas à nous précipiter pour être le premier à arriver dans un endroit ou à planter son drapeau sur un glacier ».
La question est de plus en plus urgente du fait de l’augmentation rapide des températures qui fera fondre une grande partie de la glace de l’Arctique pendant les quelques mois d’été d’ici quelques décennies, d’après les scientifiques.
Cette fonte de la glace facilitera l’accès pour le forage.
Le ministre des affaires étrangères du Danemark a déclaré qu’il était important de se mettre d’accord sur un cadre légal dès aujourd’hui parce que tout conflit dans l’Arctique deviendra de plus en plus difficile à gérer étant donné que le pétrole est de plus en plus accessible.
La Russie a mis en colère les autres nations de l’Arctique l’an dernier en plantant un drapeau dans le fond marin sous le Pôle Nord. La course au pétrole et au gaz qui se trouvent en Arctique est d’autant plus tentante que les prix du pétrole augmentent de jour en jour.
La Russie et la Norvège ont fait des propositions à la Commission des Nations Unies sur les Limites des Plaques Continentales. Le Danemark et le Canada préparent également des propositions de ce genre qui soutiendraient l’extension de leur territoire au-delà des 200 miles marins réglementaires.