Le Président d’Israël, Shimon Peres a dévoilé lundi la nouvelle arme de son pays contre la menace de « terrorisme» venant de ses voisins du Moyen-Orient : la voiture électrique. En effet, selon lui, les véhicules électriques et écologiques permettent d'atteindre directement les pays producteurs de pétrole qui soutiennent selon Israël des mouvements terroristes.
En soulignant les priorités de développement d’Israël lors d’une conférence avec des journalistes étrangers en l’honneur du soixantième anniversaire de la création de l’état, Shimon Peres a déclaré que la réduction de la dépendance mondiale au pétrole (via la production de voitures électriques) réduirait la capacité des états producteurs de pétrole à financer les ennemis d’Israël.
« Le pétrole pollue non seulement l’air, mais il promeut également le terrorisme » a déclaré le gagnant du Prix Nobel de la Paix, qui vante depuis longtemps les industries high-tech d’Israël.
Shimon Peres affirme que les nombreuses augmentations des prix du pétrole ces dernières années ont contribué à l’augmentation du financement du terrorisme au Moyen-Orient. Selon lui, un projet israélien qui vise à concevoir une voiture électrique qui fonctionne grâce à des batteries, ainsi que des projets de développement de l’énergie solaire, nuiraient en retour aux budgets des pays producteurs de pétrole et participeraient ainsi à la lutte contre le terrorisme.
« Nous n’allons pas lutter contre les producteurs de pétrole » a-t-il expliqué. « Mais nous allons introduire des alternatives ».
Shimon Peres a notamment pris pour cible l’Iran, en répétant que le programme nucléaire de Téhéran et la rhétorique du pays contre Israël représentaient une plus grande menace pour son peuple que les Nazis dans les années 1930 et 1940.
Israël accuse l’Iran, un grand producteur de pétrole et de gaz, de financer le Hezbollah, le mouvement de guérilla libanais, et le Hamas, qui contrôle la Bande palestinienne de Gaza, et qui sont tous deux des ennemis jurés d’Israël.
Les relations de l’état juif avec la plupart des pays arabes producteurs de pétrole sont également tendues.
Shimon Peres accuse l’Iran de promouvoir le terrorisme et de développer des armes nucléaires, ce que Téhéran nie. Le président israélien se plaint également du langage du président iranien et d’autres responsables, qui ont appelé à « effacer Israël de la carte ».
Il a déclaré cependant, qu’il pensait que la diplomatie plutôt que l’action militaire, coordonnées entre les puissances mondiales, pourraient empêcher l’Iran de se développer comme une menace pour le monde dans son ensemble.