L'Institut National de l'Environnement Industriel et des RISques (INERIS) a joué un rôle important dans l’élaboration et l’application de plusieurs des outils clés de la politique de prévention des risques miniers mise en oeuvre en France.
Christophe DIDIER a dressé les grandes lignes de cette politique lors du symposium : « Post-Mining 2008 », organisé par le GISOS (Groupement d’Intérêt Scientifique sur les Ouvrages Souterrains ) et qui s’est tenu du 6 au 8 février à Nancy sur le thème de la fermeture et de la réhabilitation d’anciens sites miniers.
En tant qu’héritier du CERCHAR (Centre de Recherche de Charbonnages de France), l'Institut National de l'Environnement Industriel et des RISques (INERIS) est impliqué depuis plusieurs décennies sur la thématique de la sécurité minière, tant pour ce qui concerne les risques de mouvements de terrain (affaissements, effondrements) que pour ce qui concerne les risques liés à l’émission de gaz dangereux (grisou, monoxyde et dioxyde de carbone, radon).
Depuis une dizaine d’année, l'Institut National de l'Environnement Industriel et des RISques (INERIS) a mis ses compétences au service de l’État, des collectivités et des exploitants dans le domaine de la gestion de l’après-mine. Son expertise fait référence aussi bien en termes d’évaluation de risques résiduels qu’en termes d’appui à la gestion de ces risques.
Des méthodes et référentiels d’analyse ont été développés pour harmoniser au mieux les approches menées par les différents partenaires intervenant sur l’ensemble du territoire national.
Plusieurs guides techniques ont ainsi été établis sous la responsabilité scientifique et technique de l’INERIS au cours de ces dernières années. On citera notamment le guide pour l’élaboration des dossiers d’arrêt d’exploitation et, plus récemment, le guide relatif à l’élaboration des Plans de Prévention des Risques Miniers (PPRM) instaurés par la loi dite après « après-mine » de 1999.
Ces méthodes ont été utilisées sur de très nombreux sites miniers français, pour le compte de l’État (une cinquantaine de cartes d’aléa ont été réalisées ces dernières années en vue de l’élaboration de futurs PPRM.
L'Institut National de l'Environnement Industriel et des RISques (INERIS) est intervenu dans le cadre de l’opération « scanning des titres miniers ») dans 10 des régions françaises les plus concernées par un passif minier et a participé à l’élaboration de plus d’une centaine de dossiers d’arrêt de travaux miniers pour le compte des exploitants.
Outre cette contribution forte dans le domaine de l’analyse des risques, l’INERIS a également développé une expertise unique dans le domaine de la surveillance des zones urbaines soumises à un risque de mouvements de terrain. Une quarantaine de réseaux d’écoute microsismiques sont ainsi exploités et analysés par le Centre de Surveillance des Risques du Sol et du Sous-Sol de l’INERIS à Nancy.
Ces dispositifs permettent de détecter d’éventuels signaux précurseurs susceptibles de se développer avant l’initiation de mouvements de terrain de grande ampleur en surface. Une équipe d’astreinte suit et interprète en temps réel les signaux détectés permettant aux décideurs d’initier des procédures de gestion de crise susceptibles d’aboutir, le cas échéant, à un déplacement de population afin de prévenir tout risque d’accident.
L’INERIS préside, au sein de la Société Internationale de Mécanique des Roches, une commission internationale dédiée à problématique de fermeture des exploitations minières. Elle réunit une douzaine d’experts issus d’une dizaine de pays (Afrique du Sud, Canada, Chine, Japon, divers pays européens) chargés de faire le point sur l’état de l’art à l’échelle internationale.