Le Japon et la Chine coopéreront pour la réalisation d’un projet de 300 millions de dollars visant à réduire les émissions de dioxyde de carbone d’une centrale électrique thermique, d’après un article d’un quotidien japonais publié samedi.
Dans le cadre du projet, le dioxyde de carbone émis par une centrale électrique thermique sera injecté dans l’un des principaux gisements de pétrole de la Chine pour extraire plus de pétrole brut, d’après l’article du Nikkei business daily.
Le projet, qui devrait débuter l’an prochain, impliquera des investissements de compagnies japonaises telles que Toyota Motor Corp et la compagnie d’ingénierie JGC Corp.
En Chine, des entités comme China National Petroleum Corp et la compagnie électrique China Huadian Corp devraient participer au projet.
Le coût total du projet est estimé à environ 20 à 30 milliards de yen soit 190 à 285 millions de dollars, mais aucun détail concernant la répartition de ce coût entre les pays et les entreprises n’ont pas encore été déterminés.
La Chine et le Japon devraient signer un accord sur le projet la semaine prochaine lorsque le président chinois Hu Jintao visitera le Japon.
Le voyage de cinq jours du président de Hu Jintao mardi sera la plus longue visite d’état du président à un autre pays depuis qu’il a pris ses fonctions en 2003.
Le quotidien japonais indique que le dioxyde de carbone provenant d’une centrale électrique au charbon à Harbin, la capitale de la province de Heilongjiang au nord-est de la Chine, sera transporté sur le gisement pétrolier Daqings, situé environ à 100 kilomètres à l’ouest de la centrale.
La centrale émet plus d’un million de tonnes de dioxyde de carbone par an.
Daqing produit près de 40 millions de tonnes de pétrole brut par an.
Le dioxyde de carbone sera utilisé pour produire du pétrole brut plus liquide et plus facile à extraire, ce qui fera augmenter la production du gisement d’environ 1.5 millions de tonnes par an.
Les émissions de CO2 de la centrale électrique au charbon dans l’atmosphère peuvent être réduites à zéro en utilisant la technologie en question.
L’agence de presse Kyodo, qui cite des sources du gouvernement, a indiqué vendredi que le Japon et la Chine se mettraient d’accord pour renforcer leurs liens pour le développement de technologies environnementales avancées.
Kyodo a ajouté que la Chine prendrait en compte la proposition du Japon, qui a recommandé que le monde divise par deux ses émissions de gaz à effet de serre d’ici 2050. La Chine, deuxième plus grand émetteur au monde, étudie actuellement des mesures pour aider le Japon à atteindre ce but.
Le Japon, cinquième plus grand émetteur au monde, doit accueillir le sommet du G8 en juillet. Le changement climatique devrait être l’un des principaux thèmes abordés lors du sommet.