Hier au May Day, étaient présents le premier ministre Gordon Brown et le Prince Charles pour inciter les entreprises à agir en matière de changement climatique. L'industrie doit poursuivre ses engagements concernant le changement climatique en dépit d'une menace de ralentissement économique, ont déclaré hier le premier ministre britannique Gordon Brown et le prince Charles.
Parlant aux dirigeants d'entreprises à Londres, Brown a indiqué que réduire les émissions de gaz à effet de serre est compatible avec la croissance économique et il encourage les compagnies à faire des promesses vertes : « Je pense que vous comprenez que, même dans cette période économique incertaine, votre réputation et votre succès dépendent des investissements que vous ne faites pas simplement dans les nouveaux produits, mais dans la communauté que vous servez et l'environnement qui l’entoure ».
Il a parlé de la compagnie pétrolière Shell qui a annoncée qu’elle vendait sa participation dans la plus grandes fermes éoliennes offshore prévue au monde, à l'est de Londres. Shell a indiqué qu'il déplaçait son centre d’énergie éolienne vers les Etats-Unis où les incitations gouvernementales offrent des rendements concurrentiels.
Le mouvement de Shell a attiré la critique du gouvernement : « Je dois dire que les nouvelles du souhait de Shell de vendre sa participation est très décevante » a indiqué le ministre de l'environnement Hilary Benn. Brown a déclaré que les énergies propres, les industries de l'eau et des déchets vaudront a peine autant que l'industrie aérospatiale d'ici 2010 et elles peuvent employer plus d’un million de Britanniques dans un délai de deux décennies.
Les questions climatiques ont fait les gros titres en 2007, quand le GIEC et l’ancien vice-président Al Gore, un éminent militant du changement de climat ont partagé le prix Nobel de la paix. Mais cette année, l'attention s’est dirigée vers la crise financière qui a gelé les marchés monétaires et déconcerté les consommateurs, poussant l'économie globale vers un ralentissement.
Rajendra Pachauri du GIEC a indiqué aux dirigeants d'entreprises par visioconférence que les nouvelles politiques gouvernementales puniraient les retardataires. « Le commerce et l'industrie doivent réaliser que le monde sera à l'avenir un monde à faible teneur en carbone».
Le Prince Charles, président de l’association Business in the Community, qui espère rassembler 10.000 entreprises s’engageant à réduire leurs émissions de dioxyde de carbone. « J’espère que vous ne laisserez pas ces circonstances (économiques) vous détournez du défi d'aborder le changement de climatique ».
Environ 830 compagnies ont déjà signé le plan mais beaucoup n’ont pas tenu leurs promesses faites l'année dernière concernant la mesure de leur empreinte écologique et la détermination d’objectifs de réduction d’émissions de gaz à effet de serre. « Les entreprises qui rejoignent l’initiative et ne s'engagent pas se mettent en danger » a ajouté Stephen Howard, directeur de Business in the Community.