Pittsburgh, un ancien centre de production d’acier autrefois connu pour son ciel charbonneux, est la ville enregistrant le plus haut taux de pollution liée aux particules fines à long terme aux Etats-Unis, d’après l’association American Lung Association.
C’est la première fois qu’une ville qui ne se trouve pas en Californie se classe au premier rang de la liste des trois villes les plus polluées pour différents genres de pollution, que l’association publie lors de son rapport annuel sur l’Etat de l’Air aux Etats-Unis.
Los Angeles a été classée comme étant la ville la plus polluée en terme d’ozone troposphérique et des particules fines à long terme. Pittsburgh est la deuxième ville la plus polluée en terme de particules fines, d’après l’association.
Le fait que Los Angeles ne soit plus la ville la plus polluée des Etats-Unis est dû aux efforts pris par la ville pour limiter les taux de pollution atmosphérique due aux particules fines, qui sont inhalées et se logent dans les poumons, d’après les explications de Janice Nolen, membre de l’association.
A Pittsburgh, la source la plus importante de particules fines est une fabrique d’acier. Certains projets prévoient de réduire ce type de pollution à Pittsburgh mais du fait que le rapport a utilisé les données couvrant la période 2004-2006, ces changements ne sont pas apparents dans le rapport actuel.
Dans l’ensemble, le rapport montre que 42% des habitants américains, soit près de 125 millions de personnes, vivent dans des comtés enregistrant des taux d’ozone ou de particules fines mauvais pour la santé.
« Nous avons constaté quelques améliorations réelles dans de nombreux régions au cours de la première partie de ce siècle, mais maintenant nous constatons une stagnation » a indiqué Janice Nolen.
Les améliorations qui ont été réalisées étaient notamment dues aux mesures mises en place pour limiter la pollution atmosphérique provenant des centrales électriques dans l’est des Etats-Unis.
Mais d’autres facteurs font augmenter les taux de pollution, dont l’augmentation de la génération d’électricité et l’augmentation des trajets réalisés par des véhicules polluants, d’après Janice Nolen.
« Ce genre de chose aggrave la pollution et peut la rendre plus difficile à limiter ».
L’ozone -un gaz qui se forme quand les rayons du soleil réagissent aux émissions des véhicules motorisés, des usines et des centrales électriques- irrite les voies respiratoires et peut être un facteur de crise d’asthme, de toux, d’éternuements, de douleur à l’estomac ou de mort prématurée.
La pollution due aux particules à court terme, qui affecte plus de 81 millions d’habitants des Etats-Unis, implique une augmentation brève et conséquente du niveau de particules charbonneuses, qui peut durer de quelques heures à plusieurs jours.
Ces périodes peuvent augmenter les risques d’attaque cardiaque et de problèmes d’asthmes ou de maladies cardiovasculaires.
La pollution due aux particules à long terme implique une diminution des taux de pollution sur une période de temps plus longue, qui peut augmenter les risques d’hospitalisation pour cause d’asthme, de problèmes aux poumons et augmenter le risque de mort prématurée.