Le dernier panda géant du principal zoo de Tokyo est mort. A la lumière de cet évènement, les autorités de la Chine se demandent si le Président chinois Hu Jintao ne devrait pas s’engager dans une sorte de « diplomatie panda » quand il visitera le Japon la semaine prochaine.
Ling Ling, un panda géant mâle âgé de 22 ans, très apprécié des visiteurs, est mort dans la nuit de mardi à mercredi au Zoo Ueno à Tokyo, d’après les déclarations d’un responsable du zoo.
Une responsable du ministère des affaires étrangères du Japon a déclaré que le pays pourrait emprunter des pandas à la Chine et que la question avait déjà été abordée par voix diplomatique, alors que Ling Ling vieillissait.
Mais cette responsable a ajouté que la question n’avait pour l’instant pas été incluse aux sujets de discussion pour la visite du président chinois au Japon, qui constituera la première visite au Japon d’un président chinois depuis dix ans.
La Chine souhaite prêter un panda mâle et un panda femelle au Zoo Ueno, d’après ce qu’indiquent les services de presse japonais, Jiji Press, en citant des sources du gouvernement.
Ling Ling a été déplacé à Tokyo en 1992 mais provenait du Zoo de Pékin : les deux zoos avaient alors échangé des pandas pour des buts de reproduction.
Mais le zoo de Tokyo a échoué à établir des liens reproductifs entre Ling Ling et trois autres pandas qui se trouvaient dans le zoo, et il vivait seul depuis 2005, après la mort de deux autres pandas et le retour dans son pays d’origine d’un panda prêté par le Mexique.
Le Secrétaire du Cabinet du Japon, Nobutaka Machimura a déclaré qu’il serait en faveur d’introduire plus de pandas dans le zoo. « J’ai vu des pandas et c’est très mignon » a-t-il déclaré.
Le ministère des affaires étrangères n’a pas pu confirmer combien de pandas le Japon demanderait à la Chine.
Le panda géant, l’une des espèces les plus menacées au monde, ne se trouve à l’état sauvage qu’en Chine, où il reste environ 1600 spécimens dans des réserves naturelles dans les montagnes et les forêts de bambous.
La Chine a déjà pratiqué la « diplomatie panda » avec le Japon dans le passé et avait donné quatre pandas géants au pays, dont deux en 1972 pour restaurer la restauration des liens diplomatiques entre les deux pays.
D’autres pays ont également reçu des pandas dans le cadre de gestes diplomatiques forts.
Des détracteurs ont accusé la Chine d’utiliser « la diplomatie panda » pour servir ses intérêts politiques et de demander des sommes exorbitantes aux pays qui souhaitent se faire prêter des pandas.
Les médias chinois, qui citaient un responsable de la faune et de la flore, a signalé l’an dernier que le pays avait arrêté de donner des pandas aux pays étrangers et ne les prêteraient à l’avenir que pour des buts de reproduction et de recherche biologique.
Le Japon compte huit autres pandas géants, tous prêtés par la Chine pour la recherche et la reproduction.