Plus d’un million de personnes meurent chaque année du paludisme. C’est la raison pour laquelle une initiative du Secrétaire général de l’ONU a été lancée vendredi grâce à un partenariat mondial, à l’occasion de la Journée mondiale contre le paludisme.
L’Envoyé spécial des Nations Unies pour le paludisme, Ray Chambers, et la Directrice générale de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), Margaret Chan, ont décrit les moyens qui vont être déployé pour assurer la couverture universelle des mesures essentielles de contrôle du paludisme en Afrique sub-saharienne d’ici au 31 décembre 2010.
L’objectif de maîtriser le paludisme en Afrique avant 2010, a été lancé par l’ONU et plusieurs institutions et programmes, dont la Banque mondiale, le Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme, l’Initiative du Président des États-Unis sur le paludisme, la Fondation Gates et le projet « Malaria No More ». 600 millions de personnes à risque qui vivent en Afrique sub-saharienne sont directement concernées par cette couverture universelle.
Cette initiative vise à réduire de façon conséquente le nombre des victimes liées au paludisme dans cette région de l’Afrique. Cette initiative repose sur la fourniture de moustiquaires imprégnées d’insecticide qui restent efficaces pendant cinq ans, et ce malgré plusieurs lavages. Elle prévoit aussi le traitement des habitations aux insecticides à effet rémanent et la mise à disposition des personnes à risque des centres médicaux permettant de meilleurs diagnostics et traitements.
Le coût de cette action contre le paludisme est évalué à 2 milliards de dollars par an, pour les trois années à venir, ce qui est peu au regard des dizaines de milliards de dollars de manque à gagner résultant du paludisme.
L’ONU espère ainsi maîtriser la maladie de façon durable, dans l’attente qu’un vaccin soit découvert, ce qui permettrait d’envisager l’éradication de cette maladie. Une urgence car des résistances aux médicaments peuvent se développer. Il faut donc un engagement politique plus fort et appuyé ce programme sur des ressources qui proviennent de différentes sources, comme le Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme. Quelques sociétés pharmaceutiques, comme Novartis, travaillent aussi avec l’Organisation mondiale de la santé (OMS) pour tenter de minimiser le coût de la thérapie associée à base d'artémisinine (ACT).
Au niveau de la distribution de ces moustiquaires imprégnées d’insecticide, dans les zones de conflit, il est envisagé de mettre à contribution les soldats des opérations de maintien de la paix, comme par exemple en République démocratique du Congo qui compte près de 20 000 Casques bleus.