Dans le cadre de la réduction des gaz à effet de serre, le Centre de recherche industrielle du Québec travaille à nourrir les algues avec du dioxyde de carbone (CO2) pour les transformer en carburants propres.
Le Centre de recherche industrielle du Québec (CRIQ) est membre actif d'un réseau qui visent à accélérer le processus de recyclage des gaz à effet de serre et ce, grâce à un système qui permettrait de traiter les volumes importants de CO2 produits par le secteur industriel.
En effet, en tant que membres du réseau Innoventures Canada (I-CAN), les chercheurs du CRIQ collaborent avec des pairs de l'Alberta, de la Saskatchewan et du Manitoba. Ensemble, ils se rapprochent vers un objectif commun, celui de créer un système qui permettra un jour de convertir le dioxyde de carbone dérivé des installations industrielles en produits à valeur ajoutée, le tout au moyen des végétaux les plus anciens de la terre, les micro-algues.
Le groupe a lancé la première de ses rencontres annuelles à Québec, par une annonce portant sur son projet SRCA, soit un système de recyclage du carbone par les algues. La prémisse de ce projet repose sur l'alimentation des gaz de combustion (CO2, NOx, etc.) depuis les installations industrielles directement vers des étangs afin d'y nourrir la croissance des micro-algues, qui seraient ensuite récoltées et transformées en produits à valeur ajoutée comme l'éthanol, le biodiésel et le fertilisant.
« En bref, l'objectif du projet SRCA consiste à accélérer le processus propre à mère Nature, qui utilise les plantes pour absorber le carbone qui se trouve dans l'atmosphère », a expliqué Denis Beaulieu, président du conseil d'I-CAN et consultant pour le CRIQ. « Le concept n'a rien de nouveau, mais l'objectif, lui, l'est. D'autres projets misant sur les algues sont axés sur la création de biocarburants, alors que l'objectif sur lequel repose le SRCA est de procurer à l'industrie un moyen durable de pallier les émissions de gaz à effet de serre. »
La portée du cas de base choisi pour le travail préliminaire connexe au projet prévoit une absorption pouvant atteindre 30 % des gaz à effet de serre produits par une usine alimentée au charbon type de 300 mégawatts. La vente de produits dérivés de la culture des algues, comme l'éthanol et le fertilisant, contribuerait à compenser les coûts d'exploitation de ce système de recyclage du carbone.
Parmi les organismes qui collaborent au projet SRCA figurent le Centre de recherche industrielle du Québec (CRIQ), l'Alberta Research Council (ARC), le Saskatchewan Research Council (SRC) et le Manitoba Industrial Technology Centre (ITC). Le projet est actuellement financé par le gouvernement du Canada par l'intermédiaire de Ressources naturelles Canada, le gouvernement de l'Alberta par l'entremise du Alberta Energy Research Institute, Alberta Bio-fuel Fund et Alberta Life Sciences Institute, ainsi que par la Province de Québec.
Parmi les partenaires de l'industrie, on compte notamment Mosaic Potash, Suncor, EnCana, Graymont Mining, New Brunswick Power, EPCOR, PetroCanada et Shell Canada.