Les changements climatiques pourraient occasionner des pertes agricoles dans certaines parties de la région Moyen-Orient et Afrique du Nord en raison de la fréquence et de la durée croissantes des sécheresses, ainsi qu'augmenter le nombre de décès dus à la diarrhée, au paludisme et à la malnutrition, prévient la Banque Mondiale dans une note synthétique.
La région Moyen-Orient et Afrique du Nord est loin d’atteindre un important objectif lié à l’environnement, à savoir celui de réduire de moitié, à l’horizon 2015, la proportion des personnes n’ayant accès ni à de l’eau potable ni à des installations sanitaires de base améliorées.
La région Moyen-Orient et Afrique du Nord a par ailleurs accru ses émissions de dioxyde de carbone, elle est confrontée à une baisse du taux de ressources hydriques essentielles par habitant et, en raison de la variabilité climatique, elle est exposée à des risques sur plusieurs fronts. La viabilité environnementale est un problème majeur dans la région, laquelle n’investit pas assez en moyenne pour compenser l'extraction des ressources naturelles dont elle regorge afin d’assurer sa croissance économique à long terme.
Les changements climatiques et la région Moyen-Orient et Afrique du Nord : Les changements climatiques pourraient occasionner des pertes agricoles dans certaines parties de cette région en raison de la fréquence et de la durée croissantes des sécheresses, ainsi qu’augmenter le nombre de décès dus à la diarrhée, au paludisme et à la malnutrition.
La Banque Mondiale précise que la région Moyen-Orient et Afrique du Nord est vulnérable aux effets de l’élévation du niveau de la mer imputable au réchauffement de la planète. Si le niveau de la mer s’élève d’un mètre, les communautés côtières seront exposées à un risque majeur, à moins que ne soient mises en place d’efficaces mesures d’adaptation. L’assurance basée sur un indice météorologique, que l’on expérimente actuellement en Tunisie et au Maroc, permet de venir en aide aux agriculteurs pauvres.
Par ailleurs, la région Moyen-Orient et Afrique du Nord est en proie au stress hydrique, les ressources internes d’eau douce étant déjà inférieures à 2 000 m³ par habitant, tandis qu’on s’attend à ce qu’elles tombent à moins de 500 m³ par habitant d’ici à 2050. Les prélèvements d’eau douce sont supérieurs au niveau de ressources disponibles. L’extraction souterraine est dans bien des cas supérieure au niveau de recharge, tout particulièrement dans les pays lourdement tributaires des eaux souterraines. En savoir plus ?