L'Instance permanente sur les questions autochtones se penche sur les changements climatiques. Dans un message vidéo adressé aux participants de la 7ème session de l'Instance permanente sur les questions autochtones, le Secrétaire général de l’ONU a salué le choix des changements climatiques comme thème spécial.
Ban Ki-moon a déclaré que « les peuples autochtones vivent dans de nombreuses zones parmi les plus diverses biologiquement. Comme gardiens de ces terres, ils ont accumulé un grand savoir sur l'impact de la dégradation de l'environnement, notamment le changement climatique ». Les peuples autochtones connaissent les conséquences économiques et sociales des changements climatiques.
L'Instance permanente sur les questions autochtones, s'est félicitée de l'affluence « sans précédent » enregistrée lors de cette rencontre, dont les travaux ont commencé avec, notamment, un discours d'ouverture du président bolivien Evo Morales.
Quelque 3.300 participants seront réunis pendant deux semaines pour discuter notamment du thème « Changements climatiques, diversité bioculturelle et moyens d'existence : le rôle de gardien des peuples autochtones et les nouveaux défis à relever ».
Sera abordé la question des biocarburants, une mesure d'atténuation des effets des carburants sur le climat qui, selon un rapport de l'Instance, aurait des conséquences sur les populations autochtones et leurs terres ancestrales. En effet, la conversion de terres en terrains de culture pour biocarburants a provoqué dans certains cas des déplacements de populations autochtones, c’est notamment le cas de l'Indonésie, de la Malaisie, du Brésil et du Mexique. De plus, la mise en place de systèmes d'énergie renouvelable, comme les barrages, ont pu aussi parfois affecter ces populations autochtones.
La présidente de l'Instance permanente sur les questions autochtones a souligné la nécessité de prendre en compte le savoir ancestral dans l'action contre le changement climatique.
La session, qui s'est particulièrement penchée sur la zone Pacifique, a rappelé la vulnérabilité de ces pays face aux changements climatiques. Fiu Elisara, directeur général de la Société Ole Siosiomaga Incorporated de Samoa, a déclaré lors de la conférence que la question du changement climatique est une question « de vie ou de mort » pour la plupart des habitants du Pacifique, où certains petits États insulaires sont menacés de disparition. « Un seul cyclone pourrait suffire à détruire toute notre économie », a-t-il affirmé.