Dans ses préparatifs de son Sommet sur la sécurité alimentaire et les défis du changement climatique de juin prochain, la FAO a reçu un élan décisif en la personne du Président brésilien Lula qui a annoncé sa participation.
Du 3 au 5 juin 2008, la FAO organise en effet à Rome une Conférence de haut niveau sur la sécurité alimentaire mondiale et les défis du changement climatique et des bioénergies
Les Chefs d’État et de gouvernement et les ministres examineront la situation alimentaire mondiale et la flambée actuelle des prix alimentaires, la manière dont le changement climatique se répercute sur l’agriculture, et comment l’agriculture peut contribuer à atténuer le changement climatique.
L’objectif de cette conférence de la FAO est d’aider les pays et la communauté internationale à trouver des solutions durables en identifiant les politiques, stratégies et programmes requis pour préserver la sécurité alimentaire mondiale face aux défis du changement climatique.
Or le Président du Brésil Luiz Inácio Lula da Silva a annoncé, lors de l’ouverture des travaux de la 30e Conférence régionale de la FAO pour l'Amérique latine et les Caraïbes, qu'il avait accepté l'invitation de Jacques Diouf, Directeur général de la FAO, à participer au Sommet sur la sécurité alimentaire.
Le soutien du Président brésilien à cette initiative de la FAO intervient au moment où « la flambée des prix des denrées alimentaires ayant provoqué des troubles d’ordre politique et social dans différentes régions du monde, notamment des émeutes de la faim dans certains pays. »
Pour Jacques Diouf, « il s’agit là d’une occasion idéale pour adopter les politiques, les stratégies et les programmes permettant d’affronter les grands défis de l’heure parmi lesquels figure, en marge de la flambée des prix, la question de la production agricole, surtout dans les pays pauvres ».
Ce Sommet sur la sécurité alimentaire et les défis du changement climatique doit permettre : « de cerner les nouveaux défis auxquels sont confrontés la sécurité alimentaire mondiale, l’offre et la demande, les politiques et la structure des marchés ; de mieux comprendre le lien entre sécurité alimentaire, changement climatique et bioénergie ; d’identifier un processus de mesures institutionnelles en vue de l’intégration des sauvegardes de la sécurité alimentaire dans les accords internationaux liés au climat et à la bioénergie durable ; d’examiner et d’adopter les politiques, stratégies et programmes nécessaires pour garantir la sécurité alimentaire mondiale, en particulier des mesures de lutte contre la flambée des prix alimentaires ; d’aboutir à une Déclaration sur la sécurité alimentaire mondiale et les mesures à prendre » précise l’organisation onusienne.