Le 31 mars dernier, à Bangkok, en Thaïlande, des négociations formelles en vue d'un nouvel accord des Nations unies sur le changement climatique ont eu lieu. Cette rencontre d'une semaine a marqué le premier cycle de négociations qui a été décidé, lors de la conférence des Nations unies sur le climat à Bali en décembre 2007.
L'accord doit être conclu d'ici à la fin de l'année 2009 pour prendre effet lorsque les objectifs de limitation des émissions de gaz à effet de serre (GES) des pays développés fixés par le protocole de Kyoto auront expiré en 2012.
De Bali à Copenhague : Lors de la conférence de Bali, après deux ans de discussions informelles sur l'action à mener à l'avenir, la communauté internationale est parvenue à un consensus prévoyant l'ouverture de négociations en vue d'un accord mondial sur le climat pour la période postérieure à 2012, post protocole de Kyoto. Il a également été décidé que ces négociations s'achèveront lors de la conférence des Nations unies sur le climat, à Copenhague, en décembre 2009. La conférence de Bali a, en outre, débouché sur une « feuille de route » définissant les domaines clés à traiter, dans le but d'encadrer les négociations à venir.
À l'instar des discussions informelles qui ont précédé la conférence de Bali, deux pistes sont explorées en parallèle dans le cadre des négociations en cours : l'une implique l'ensemble des 192 parties à la convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques (CCNUCC), y compris les États-Unis; l'autre réunit les 178 parties au protocole de Kyoto, dans le but de fixer de nouveaux objectifs de limitation des émissions pour les pays développés.
La rencontre de Bangkok a marqué la première session du nouveau groupe de travail ad hoc sur une action coopérative à long terme dans le cadre de la convention. L'Union européenne souhaitait qu'une décision globale soit prise sur un programme de travail détaillé et substantiel, traitant des questions essentielles liées à l'objectif du futur accord (ou la «vision commune»), à la réduction des émissions, à l'adaptation au changement climatique, au transfert de technologies et à la question du financement.
L'Union européenne considère qu'il est essentiel que l'accord global à venir limite le réchauffement planétaire à un maximum de 2°C au dessus du niveau préindustriel, afin que le changement climatique ne puisse atteindre des niveaux dangereux pouvant entraîner des changements irréversibles, voire catastrophiques.
Le respect d'un tel plafond implique que les émissions mondiales de gaz à effet de serre soient réduites de plus de 50 % d'ici le milieu du siècle par rapport aux niveaux de 1990.
Dans un premier temps, l'Union européenne propose que les pays développés s'engagent à réduire l'ensemble de leurs émissions de 30 % d'ici 2020 par rapport aux niveaux atteints en 1990. Les chefs d'États et de gouvernement de l'Union européenne ont également décidé que l'Union européenne s'engage à réduire ses émissions d'au moins 20 % sur la même période, indépendamment de ce que décideront les autres pays, afin de commencer à transformer l'Europe en une économie à haut rendement énergétique et à faible taux d'émission de gaz à effet de serre.
Prochaines étapes ? Le deuxième de quatre cycles de négociations qui se tiendront cette année sur le climat se tiendra à Bonn en Allemagne, le troisième en août (il n'a pas encore été décidé du lieu où il se tiendra) et le quatrième lors de la conférence de Poznan, en décembre.